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    Europe

    Biélorussie: six prisonniers politiques graciés par Loukachenko

    media L'opposant biélorusse Mikola Statkevich à sa sortie de prison, à Minsk, le 22 août 2015. AFP PHOTO / ULADZ HRYDZIN

    A quelques semaines de l'élection présidentielle, six opposants biélorusses détenus pour leurs activités politiques ont été libérés ce samedi 22 août. Parmi eux, Mikola Statkevitch, ancien candidat à la présidentielle emprisonné depuis 2010, qui ne pourra cependant pas être candidat à l’élection du 11 octobre prochain.

    Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 et candidat à sa succession pour un cinquième mandat à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain, a décidé de gracier plusieurs opposants politiques emprisonnés depuis plusieurs années.

    Cette grâce, que les services de la présidence biélorusse présente comme dictée par « des principes d'humanisme », concerne notamment Mikola Statkevitch, qui purgeait une peine de six ans de prison dans un camp de travail, une colonie pénitentiaire à régime sévère.

    « Voir mes proches, voir le soleil »

    Comme le rappelle notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne, l'opposant - qui s'était présenté à l'élection présidentielle de 2010 - avait été condamné pour « organisation de troubles massifs à l'ordre public », après une manifestation contre la réélection controversée d'Alexandre Loukachenko fin 2010. « Je vais continuer à faire ce que je faisais avant : œuvrer pour un Bélarus libre », a déclaré l’opposant à Minsk, après sa sortie de prison, devant une foule de 200 militants l’acclamant en héros, samedi soir.

    « Dans les jours à venir, je veux voir mes proches, voir le soleil parce qu'il ne reste plus qu'une semaine d'été, et dans le même temps, je vais rencontrer les représentants de l'opposition pour réfléchir à ce que nous allons faire », a-t-il par ailleurs déclaré. Mais sa libération intervient cependant trop tard pour qu’il puisse se présenter à l’élection présidentielle prévue le 11 octobre prochain dans le pays.

    Le président biélorusse Alexandre Loukachenko en 2011à Minsk, lors d'une parade militaire organisée pour l'anniversaire de la fin de l'occupation nazie. AFP PHOTO / BELTA / POOL/ NIKOLAI PETROV

    « Des schémas de l’Union soviétique »

    Les cinq autres prisonniers libérés sont Ihar Alinevich, Yauhen Vaskovich, Artsiom Prakapenka et Yury Rubtsou, précise l’ONG biélorusse Viasna (« Printemps »), dont le président, Ales Beliatski, avait été libéré en juin dernier après trois ans passés dans un centre de détention.

    « On est encore dans des schémas de l’Union soviétique. L’objectif principal de la colonie pénitentiaire est d’exercer une pression sur la personnalité du détenu. C’est comme avant, ça n’a pas changé », rapportait alors Ales Beliatski au micro de RFI, témoignant des conditions extrêmement dures auxquelles sont soumis les prisonniers en Biélorussie, seul pays d’Europe où la peine de mort est par ailleurs toujours en vigueur.

    Le régime n'aime pas la contestation

    L’un des six opposants libérés samedi avait été incarcéré pour avoir porté un t-shirt appelant au départ d’Alexandre Louchenko. Quatre autres étaient accusés d’appartenir à un groupe anarchiste ayant jeté des cocktails Molotov sur des locaux du KGB biélorusse.

    Ces libérations peuvent paraître étonnantes, tant le président biélorusse, au pouvoir depuis 21 ans, n'a pas l'habitude de tolérer la moindre contestation. La Biélorussie a longtemps été qualifiée de « dernière dictature d'Europe ». Les sanctions européennes qui pèsent à l’encontre du pays (embargo sur les armes, gel des avoirs de personnalités politiques et affairistes en Europe) sont renouvelées chaque année suite à la répression de 2010.

    Lorsque Loukachenko prêtait son palais pour les négociations russo-ukrainiennes. Minsk, le 11 février 2015. AFP PHOTO / BELTA / ANDREY STASEVICH

    Un geste à destination de Bruxelles

    Alexandre Loukachenko est redevenu fréquentable à la faveur de la crise ukrainienne, son pays ayant accueilli plusieurs réunions de négociation qui ont abouti aux accords de Minsk. La crise ukrainienne a également incité le président biélorusse à prendre ses distances avec Moscou. Bien que l'économie du pays soit très dépendante de la Russie, il a affiché une stricte neutralité dans le conflit entre Moscou et Kiev, et a même fait connaitre son désaccord avec l'annexion de la Crimée par Moscou.

    Mais les difficultés économiques et la chute du rouble en Russie ont provoqué une chute de la monnaie locale et une récession économique en Biélorussie. Autant de raisons, pour le président biélorusse, de tenter un rapprochement avec l'Union européenne, qui a salué « un progrès important dans les efforts allant dans le sens de l'amélioration des relations entre l'UE et le Bélarus ».

    Loukachenko « sera à nouveau élu »

    La chef de la Diplomatie européenne, Federica Mogherini, a salué dans ces libérations un « pas en avant attendu de longue date », mais a appelé les autorités biélorusses de « supprimer toutes les restrictions sur la jouissance des droits civils ». Des avancées démocratiques dont doutait fortement Valentin Stefanovich, président par intérim de l'ONG Viasna, interrogé par RFI en juin 2013.

    « Je pense qu'Alexandre Loukachenko sera à nouveau élu [en 2015, NDLR], confie-t-il. Peut-être qu’après il changera certaines choses, mais j’en doute. Il passe sont temps à manipuler l’Union européenne et la Russie à son avantage. Quand il a des problèmes avec l’Europe, il se rapproche de la Russie. Et vice-versa. Tout le temps. »

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