GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 19 Juillet
Mercredi 20 Juillet
Jeudi 21 Juillet
Vendredi 22 Juillet
Aujourd'hui
Dimanche 24 Juillet
Lundi 25 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    La Hongrie déploie ses «chasseurs de la frontière» face aux migrants

    media Un Syrien fait passer une fillette par-dessus les fils barbelés installés à la frontière hongroise, ce mercredi 26 août. REUTERS/Laszlo Balogh

    La Hongrie a annoncé le déploiement de plus de 2 000 policiers supplémentaires à la frontière, où plusieurs milliers de personnes cherchant à rejoindre l’Union européenne affluent chaque jour depuis la Grèce, via la Macédoine et la Serbie. Ce mercredi matin, la police a tiré des gaz lacrymogènes dans un camp où sont regroupés ces migrants.

    Avec notre correspondante à Budapest,  Florence La Bruyère

    Les autorités hongroises ont annoncé l’envoi de 2 100 policiers à la frontière avec la Serbie. Ces unités de « chasseurs de la frontière », leur nom officiel, seront déployées à partir du 5 septembre et viendront renforcer le millier de policiers déjà sur place. Et le gouvernement envisage même de mobiliser l’armée. « Le gouvernement et le cabinet de sécurité nationale ont discuté de la manière dont l'armée pourrait être employée pour protéger la frontière de la Hongrie et la frontière de l'UE », a assuré ce mercredi matin Zoltan Kovacs, un porte-parole du gouvernement hongrois.

    Le nombre de personnes arrivant à la frontière hongroise a explosé ces derniers jours, suite à la décision de la Macédoine de laisser passer les migrants venus de Grèce. Plusieurs milliers d'entre eux traversent donc les Balkans, la Macédoine, puis la Serbie, en espérant pouvoir entrer sur le territoire de l'Union européenne.

    Des gaz lacrymogènes dans un camp de réfugiés

    Ces annonces interviennent alors que la tension est déjà grande. Ce mercredi matin, la police hongroise a fait usage de gaz lacrymogènes contre des migrants. L’incident s’est passé à Röszke, un camp géré par l’armée magyare tout près de la frontière. Il s’agit de simples tentes, dans lesquelles des matelas ont été posés à même le sol et ne sont jamais nettoyés. L’afflux est tel que le site, prévu pour accueillir un millier de personnes, en héberge actuellement 2 500.

    Ce mercredi matin, après des averses qui ont inondé des tentes et contraint des familles entières à dormir à l’air libre, des réfugiés excédés ont demandé un logement en dur pour leurs enfants. La police hongroise aurait alors tiré des gaz lacrymogènes sur 200 personnes, « pour empêcher une confrontation avec les forces de l’ordre ». C’est la version officielle. D’après d’autres sources, la police aurait interdit aux migrants de parler à des journalistes à travers le grillage – la presse n’est pas admise dans le camp – et c’est ce qui aurait provoqué la colère des réfugiés.

    Les ONG absentes du terrain

    Ce qui fait également scandale, en Hongrie, c’est l'absence totale de réaction des associations caritatives nationales. Les grandes organisations caritatives - la Croix-Rouge hongroise et l’association de l’ordre de Malte – qui avaient largement ouvert les portes aux Allemands de l’Est en 1989, alors que la Hongrie était encore dirigée par les communistes -, sont aujourd’hui absentes du terrain.

    Ces grandes ONG, dont le budget dépend largement des subventions de l’Etat hongrois, semblent avoir compris le message régulièrement relayé par les représentants de la droite au pouvoir. « Les migrants ne sont pas les bienvenus en Hongrie », déclarait encore récemment Péter Szijjarto, ministre hongrois des Affaires étrangères. Ces ONG font donc profil bas. Ce sont des centaines de particuliers qui aident les familles dans les gares, leur apportent de l’eau, des produits de base, une aide médicale ou une assistance à la traduction. Mais ces simples citoyens n’ont pas accès aux camps de réfugiés.

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.