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    Europe

    Les Balkans en pleine crise migratoire face à une Europe divisée

    media Dans ce camion à l'arrêt sur la bande d'arrêt d'urgence d'une autoroute autrichienne, plusieurs dizaines de corps ont été découverts, le 27 août 2015. REUTERS/Heinz-Peter Bader

    La chancelière allemande Angela Merkel et des dirigeants des Balkans de l'Ouest se sont retrouvés jeudi à Vienne pour un sommet à l'ordre du jour chamboulé par la crise des migrants, dont cette région est devenue l'une des principales portes d'entrée vers l'Europe occidentale. Au même moment, les corps de 71 personnes, des migrants probablement syriens, ont été découverts morts dans un camion abandonné dans l'est du pays.

    Alors que le nombre de migrants qui empruntent la fameuse route des Balkans – de la Grèce vers la Hongrie – pour arriver en Europe centrale a augmenté de 600 % en un an, cette thématique s’est imposée à la conférence de Vienne. L’Allemagne et l’Autriche étant en première ligne, ces deux pays réclament avec insistance une répartition équitable des migrants entre les pays européens. Or les 28 n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord pour mettre en place des centres d’accueil pour enregistrer les arrivées et faire le tri entre réfugiés et migrants économiques.

    Dans ce contexte, Angela Merkel n'a pu que constater l’échec de la procédure de Dublin : « Où voulez-vous qu’on envoie des réfugiés qui ont un taux de reconnaissance élevé ? En Autriche ? Elle a déjà une charge plus lourde actuellement que l’Allemagne ! En Hongrie ? Cela n’a pas de sens ! En Serbie et en Macédoine ? Non ! Et nous n’avons pas le droit de les envoyer en Grèce. Voilà un exemple que la procédure de Dublin ne fonctionne pas ! » Pour soulager la Serbie et la Macédoine, les deux principaux pays de transit sur la route des Balkans, l’Allemagne va leur verser un million d’euros.

    « Les trafiquants d'êtres humains, des criminels »

    Coïncidence dramatique, c'est en Autriche, dans l'est du pays, que plusieurs dizaines de cadavres ont été retrouvés dans un camion en stationnement sur la bande d'arrêt d'urgence d'une autoroute. Dans un premier temps, la police locale, a annoncé avoir découvert les corps en décomposition de 50 personnes. Un bilan délivré dans la matinée de vendredi fait état de la découverte de 71 corps au total, dont quatre enfants et huit femmes.

    Vendredi, la police autrichienne a annoncé que trois personnes avaient été arrêtées en Hongrie, dans le cadre de cette affaire. Le véhicule possédait en effet une immatriculation hongroise et avait quitté Budapest mercredi matin. Le camion, d'où fuitaient « des fluides de corps en décomposition », a été déplacé par les autorités pour pouvoir en extraire les corps. Le porte-parole de la police autrichienne, Hans Peter Doskozil, a précisé que des documents de voyage syriens avaient été retrouvés, et que le groupe étaient « probablement » constitué de réfugiés syriens. La police hongroise va se joindre à l'enquête, a annoncé Budapest. « Aujourd'hui est un jour sombre (...) ce drame nous affecte tous », a déclaré la ministre de l'Intérieur autrichienne Johanna Mikl-Leitner. « Les trafiquants d'êtres humains sont des criminels. »

    « Nous sommes tous bouleversés par ces terribles nouvelles », a réagi Angela Merkel. « C'est un avertissement pour que l'on se mette au travail, pour résoudre ce problème et faire preuve de solidarité. » La chancelière a reconnu que les pays des Balkans de l'Ouest, traversés par les flux migratoires, faisaient face à « d'énormes défis ». « Ce sont de futurs membres de l'Union européenne, il est de notre responsabilité de les aider », a-t-elle ajouté.

    Le « signal rouge de l'inhumain »

    Le sujet a également été évoqué ce jeudi à Paris où le ministre français des Affaires étrangères s'exprimait devant l'ensemble des ambassadeurs français réunis comme chaque année. Il s'agit d'un « drame abominable », selon Laurent Fabius, qui évoque le « signal rouge de l'inhumain ». Selon lui, les réponses que les Européens ont commencé à apporter sont insuffisantes et mal appliquées. Il faut selon lui accélérer.

    « Sur le territoire européen, s'agissant des questions migratoires, la solidarité doit s'appliquer, vis-à-vis des pays d'entrée des migrants, a expliqué Laurent Fabius. Solidarité et fermeté. l'Union européenne a résolu de se doter de moyens pour lutter contre les trafiquants d'êtres humains. L'application là aussi doit être accélérée, avec un appui aux pays de transit, et davantage de soutien en faveur du développement des pays sources. »

    Le chef de la diplomate française établit aussi un lien entre cette crise migratoire et la question du réchauffement climatique, dont la France a fait l'une des ses priorités. Pour Laurent Fabius, une élévation de la température mondiale de plus de 2 degrés aurait de telles conséquences sur les sécheresses, les famines ou les inondations que les migrations ne concerneraient plus des centaines de milliers de personnes, mais des centaines de millions.

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