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    Europe

    Turquie: le sud-est s'enfonce de plus en plus dans la guerre

    media Un militant kurde armé à côté d'une barricade, dans la ville de Sirnak, à proximité de la frontière syrienne. REUTERS/Stringer

    Dans le sud-est de la Turquie, on peut parler d'un état de guerre entre les forces de sécurité et les rebelles kurdes. Les affrontements ont repris depuis un peu plus d'un mois, avec une série de bombardements des positions du PKK en Irak du Nord. Les bilans de ce conflit sont préoccupants. Où en est la situation au jour d'aujourd'hui ?

    Treize provinces du Sud-Est, à majorité kurde, sont régies par un état d'urgence qui ne dit pas son nom. Ce sont les « zones de sécurité spéciales », instaurées pour faciliter le ratissage de la région. Dans les zones rurales, cela signifie que les routes, parfois barrées par les rebelles, sont coupées à toute circulation pendant plusieurs jours.

    Dans les zones habitées, cela signifie que les villages sont évacués de force et que les villes sont soumises à un couvre-feu, avec interdiction de sortir dans la rue. Et pour faire respecter ce confinement, des tireurs d’élite de la police tirent sur les civils. La semaine dernière à Cizre, quatre personnes, dont un enfant et une vieille femme, ont ainsi été abattues d’une balle dans la tête.

    Les forces de sécurité sont quotidiennement victimes d’attentats meurtriers - mercredi, à Semdinli, un soldat a ainsi été tué. Les rebelles (ou prétendus tels) sont immédiatement abattus, même sans armes. Mercredi encore, la mort d’un médecin tué d’une rafale de mitraillette alors que sa voiture évitait un barrage du PKK, a ému la Turquie, qui continue d’égrener ses morts.

    Discours polarisé

    Le discours des politiciens est particulièrement polarisé, on s’en doute. Pour les responsables de l’AKP au pouvoir, la lutte antiterroriste se poursuivra jusqu’à la disparition du dernier terroriste, et le dépôt des armes, définitif et sans condition, de la rébellion.

    Pour l’opposition, il faut au contraire absolument remettre sur ses rails le processus de paix gelé au printemps dernier à l’approche des élections législatives, et demander au leader du PKK emprisonné, Abdullah Öcalan, d’intervenir publiquement pour faire taire les armes.

    Le parti prokurde HDP, lui, multiplie les appels à la rébellion pour qu’elle cesse ses attaques. Mais ses appels restent vains. Mercredi se réunissait le Conseil de sécurité nationale, qui devait ou devrait bientôt décider de placer les opérations antiterroristes sous la responsabilité de la gendarmerie, au lieu de la police jusque-là, ce qui n’annonce pas un apaisement dans la région.

    Déplacement des bureaux de vote isolés

    Dans moins de deux mois, des élections doivent avoir lieu en Turquie, et déjà, le co-président du parti prokurde HDP, Selahettin Demirtas, comme auparavant le président du CHP, Kemal Kiliçdaroglu, se sont inquiétés du fait que la tenue d’un scrutin dans ces conditions était irréaliste. Selon eux, le bon déroulement de cette consultation n'est pas possible en l'état actuel des choses, du moins dans le sud-est du pays.

    L’assurance affichée par le président Erdogan, qui se disait la semaine dernière « confiant en la capacité des forces armées à assurer la sécurité du scrutin pour que ne se répètent pas les problèmes du 7 juin dernier », n’a rassuré personne, bien au contraire. Il n’y avait alors eu aucun problème de sécurité, mais on sait que le résultat de cette consultation, avec une forte poussée du vote kurde, n’a pas plu au chef de l’Etat.

    La formule sur laquelle travaille actuellement le gouvernement serait le déplacement des bureaux de vote les plus isolés qui, dans le Sud-Est, pourraient être regroupés dans des centres urbains, voire installés dans des casernes. Et cela, bien sûr, ne manque pas d’inquiéter.

    → À (RE)LIRE : Les combats se généralisent dans le sud-est de la Turquie

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