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    Europe

    L'Europe divisée face à la crise des migrants

    media Migrants sur une autoroute hongroise à destination de l'Allemagne, le 4 septembre 2015. REUTERS/Laszlo Balogh

    Les Premiers ministres tchèque, slovaque, hongrois et polonais se sont retrouvés ce vendredi à Prague pour donner leur point de vue sur le droit d'asile : ils s'opposent à leurs voisins de l'Ouest qui veulent instaurer des quotas obligatoires d'accueil des réfugiés dans les pays européens.

    Les Premiers ministres tchèque, slovaque et polonais se sont montrés solidaires de leur homologue hongrois Viktor Orban. « Il faut renforcer les contrôles aux frontières », ont dit les représentants des quatre pays, qui s'élèvent contre l'accueil de tous les réfugiés à tout prix. Réponse du vice-chancelier allemand : selon lui, l'Union européenne devrait envisager de revoir les subventions qu'elle verse à certains des pays membres de l'UE, ceux qui refusent de jouer le jeu de la politique commune face à cette crise.

    La République tchèque, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie estiment que l'Union européenne doit d'abord « combattre les réseaux de passeurs ». En ce qui concerne les quotas de répartition des migrants, préconisés par la Commission européenne, approuvés par Berlin, Paris et Rome, le Premier ministre slovaque a déclaré que les mécanismes automatiques étaient « inacceptables ».

    Pour sa collègue polonaise, « les pays membres de l'UE doivent décider souverainement de leur manière de gérer la crise ». Le Parlement hongrois vient de renforcer sa législation en matière d'immigration.

    « Les quotas, ce n'est pas une solution », a dit le ministre tchèque de l'Intérieur. Il a expliqué : « Nous ne savons même pas selon quelle formule on doit répartir les migrants et surtout comment nous devons les retenir sur les territoires tchèque et slovaque, alors que personne ne veut y rester ».

    De leur côté, la République tchèque et la Slovaquie proposent d'ouvrir un couloir ferroviaire de la Hongrie vers l'Allemagne, pour les Syriens : Prague et Bratislava « accompagneraient les réfugiés, sans les contrôler davantage » si Berlin et Budapest sont d'accord. Ce vendredi, le Premier ministre hongrois a déclaré que le « problème d'accueil des migrants n'était pas européen, mais allemand », car c'est la destination qu'ils préfèrent.


     ■ Des commentaires diversement appréciés en Europe de l'Ouest

    Avec notre bureau de Bruxelles,

    A distance, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Ouest européen ont passé une partie de la soirée à analyser avec soin le résultat du sommet d’une espèce de front du refus des immigrés réunissant, ce vendredi, à Prague les dirigeants des quatre pays d’Europe centrale - la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque -, membres de l’Union européenne.

    L’essentiel de la déclaration publiée à l’issue de cette réunion ne leur paraît guère critiquable et même semble, par moments, rejoindre leurs propres positions.

    Les quatre frondeurs estiment par exemple qu’il convient de renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’UE, qu’il faut redoubler d’efforts pour traquer les passeurs et qu’il manque cruellement de centres d’accueil pour enregistrer les migrants individuellement dès leur arrivée et pour ouvrir un dossier à leur nom. On ne dit pas autre chose ici.

    En revanche, on a moins apprécié les commentaires oraux prononcés à la sortie de la réunion praguoise où le chef du gouvernement polonais réaffirmait que la souveraineté de son pays imposait de gérer seul la crise migratoire, où son homologue slovaque rejetait toute contrainte et où leur collègue tchèque s’opposait à toute clé de répartition des migrants entre pays de l’UE.

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