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    Europe

    Selon Poutine, Assad est prêt à organiser des élections anticipées

    media Le chef de l'État russe s'est exprimé en marge du Forum économique oriental à Vladivostok, dans l'Extrême-Orient russe. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin

    Vladimir Poutine s'est exprimé ce vendredi sur la crise des réfugiés qui touche l'Europe et sur la situation en Syrie. Le président russe estime que l'Union européenne paie le prix de la politique américaine au Proche-Orient que les Européens ont suivi aveuglément. Pour lui, cette crise ne peut se résoudre que par le lutte contre le terrorisme, notamment en Syrie.

    De notre correspondante à Moscou

    Vladimir Poutine a tout d’abord réagi à l’actuelle crise des réfugiés en Europe. Il a mis en cause la politique américaine et européenne au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

    Pour la Russie, l’afflux de réfugiés en Europe est un effet boomerang des politiques américaines et européennes, en Irak, en Syrie et en Libye. Son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait tenu le même discours mardi devant les étudiants de l’institut d’études internationales. Aujourd’hui, Vladimir Poutine a expliqué que la Russie avait mis en garde ses partenaires occidentaux depuis longtemps, mais les Américains n’en ont fait qu’à leur tête, et les Européens les ont suivi « aveuglement ». Aujourd’hui, les Européens en paient le prix. La ligne des Russes, c’est : «On vous l’avait bien dit, voilà ce qu’il en coûte d’agir sans mandat des Nations unies ».

    La Russie n’a pas digéré l’intervention américaine en Irak, et plus récemment l’intervention européenne en Libye. Elle y voit la cause du développement du terrorisme islamique. En tout cas, c’est le discours officiel. Le chef de la diplomatie russe parle de « zone grise », voire de « trou noir », créés par la politique occidentale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Il insiste sur le fait qu’il n’y a plus de pouvoir central en Libye, ce qui permet tous les trafics.

    Et aujourd’hui, la Russie reproche aux Occidentaux de vouloir déstabiliser le pouvoir de Bachar el-Assad en Syrie, au lieu de lutter contre le terrorisme. « La situation ne fera qu’empirer tant que certains poseront comme condition à une solution politique en Syrie, le départ de Bachar el-Assad, au lieu de lutter contre l’Etat islamique », a encore déclaré Sergueï Lavrov récemment.

    Moscou propose la création d'une coalition internationale

    Vladimir Poutine - c’est ce qu’il a dit aujourd’hui à Vladivostok - souhaite créer une coalition internationale pour lutter contre le terrorisme. Il en a parlé aux dirigeants de la région et au président américain. Il veut également rétablir la stabilité des Etats en respectant les coutumes locales. « Si on continue à discuter sur les principes démocratiques, le problème ne va faire que s’aggraver », a-t-il ajouté. Moscou essaie de convaincre Washington du bien-fondé de sa proposition. Vladimir Poutine a appelé Barak Obama pour lui en parler. Mais pour l’instant Washington insiste sur le départ du président syrien, et refuse l’idée d’une grande coalition qui comprendrait aussi l’armée régulière syrienne. Mais Moscou ne renonce pas, et a reçu la semaine dernière à l’occasion du grand salon aéronautique russe, les dirigeants d’Arabie saoudite, de Jordanie, d’Egypte et des Emirats, pour parler de ce projet. Vladimir Poutine a même expliqué que les chefs d'état-major des pays concernés s’étaient réunis à Moscou.

    Pour Vladimir Poutine, la lutte contre l’organisation Etat islamique passe par une stabilisation du régime de Bachar el-Assad. D'ailleurs, selon Vladimir Poutine, les réfugiés qui fuient la Syrie ne fuient pas le régime de Damas, mais les exactions du groupe Etat islamique. Le président russe estime que les frappes américaines sont peu efficaces. Donc la stabilisation du régime syrien passe d’abord par un soutien militaire.

    Toutefois, à la question de savoir si la Russie était prête à prendre sa part sur le terrain si cette coalition militaire voyait le jour, il se montre plus réticent, démentant notamment certaines informations de la presse anglo-saxonne sur une participation de l'aviation russe : « Il est prématuré de dire que nous sommes prêts aujourd'hui à le faire. Mais de toute façon, nous accordons à la Syrie un soutien important en équipement, en formation militaire et en armements ». Moscou affirme s’en tenir là.

    Pour le président russe, la population ne fuit pas le régime de Bachar el-Assad, mais l'organisation Etat islamique qui commet des atrocités.

    Toutefois, il estime que des changements politiques sont nécessaires en Syrie, et pense que le président syrien n'y est pas opposé : « Le président syrien est d'accord. Il est prêt à organiser des élections anticipées au Parlement par exemple, à établir des contacts avec l'opposition considérée comme saine, et à l'inviter à participer à ce processus de gestion du pays ».

    Moscou a reçu récemment des groupes d'opposition pour les amener à dialoguer avec Bachad el-Assad, qui bénéficie toujours du soutien indéfectible du Kremlin. Donc Moscou veut agir sur eux plans, mais toujours dans l’optique de maintenir au pouvoir Bachar El Assad, sur le plan militaire, et sur le plan politique.

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