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    Europe

    L’Allemagne et les migrants: un accueil pas désintéressé

    media Un migrant à son arrivée à la gare de Munich, le 5 septembre 2015. REUTERS/Michael Dalder

    L'Allemagne s'attend à recevoir 10 000 réfugiés venus de Hongrie via l'Autriche dimanche, un niveau jamais atteint en une seule journée, après en avoir accueilli 7 000 la veille, un chiffre légèrement révisé en baisse, selon la police fédérale. L’Allemagne, qui a assoupli ses règles d'accueil notamment pour les ressortissants syriens, reste la destination favorite des migrants, loin devant les autres pays européens.

    Ils arrivent à la gare de Munich les yeux cernés, épuisés, mais soulagés. Originaire de la Syrie, du Pakistan, de l’Erythrée ou d’autres pays encore, ces migrants ont traversé la Méditerranée, la Turquie, la Grèce, la Serbie et la Hongrie pour rejoindre l’Allemagne. Certains ont des photos de la chancelière Angela Merkel dans leurs affaires. D’autres ont écrit le nom de leur destination finale en anglais sur des pancartes : « Germany », ce nouvel eldorado, ce pays dont l’économie tourne à plein régime et qui attire plus que d’autres les migrants en quête d’une nouvelle vie.

    Environ 8 000 sont arrivés samedi en Bavière. Les autorités locales s’attendaient à en accueillir autant ce dimanche. La mairie de Munich a transformé une partie du parc d’exposition en centre d’accueil. « Nous sommes bien préparés à gérer cette situation. Depuis une semaine, nous nous sommes améliorés. Nous maîtrisons tous les problèmes logistiques. C’est digne d’une planification militaire. Tous les jours, nous avons des réunions de crise, même le week-end. Nous sommes préparés à accueillir 2000, 3 000 ou 5 000 personnes, sans problème », a ainsi assuré le maire de la ville, Dieter Reiter.

    Un manque de main-d’œuvre criant

    Mais la plupart des réfugiés ne resteront pas en Bavière. Ils seront acheminés en autocar dès aujourd'hui vers d’autres Länder. La répartition se fait selon un système de quota, en fonction de la richesse et de la densité de population de chaque région. « Je demande à tous les Länder de se montrer solidaires. Sinon, l’Allemagne ne pourra pas relever ce défi. Les réactions à l’étranger sont très positives. Les médias internationaux sont présents ici. Nous donnons une bonne image de l’Allemagne. Et cela fait du bien au pays », s’est encore réjoui Dieter Reiter.

    Mais cette belle unité se craquelle au niveau politique. Dimanche soir, l'aile bavaroise de la CDU, la CSU, a tapé du poing sur la table lors d'une réunion de crise à la chancellerie, critiquant la politique de portes ouvertes d'Angela Merkel.

    Reste que cet accueil n’est pas non plus dénué d’intérêt. Car si les migrants voient l’Allemagne comme un nouvel eldorado, celle-ci voit en eux une solution à son manque de main-d’œuvre criant. Pays vieillissant, la première économie européenne manque de 140 000 ingénieurs et techniciens, tandis que l’artisanat, la santé, l'hôtellerie sont en permanence à la recherche de personnel.

    Pour le président de la Fédération des industries allemandes, intégrer rapidement les migrants dans le marché du travail c'est les aider et c'est aider l'Allemagne. Les employeurs observent en effet avec intérêt que beaucoup de migrants sont jeunes et pour certains très qualifiés. Ils sont donc prêts à les accueillir dans les entreprises, surtout si certaines mesures sont prises par le gouvernement pour faciliter leur accès à l'emploi. La suppression de l'obligation de prouver qu'aucun Allemand ne convient pour un poste, par exemple, la garantie qu'un nouvel embauché ne sera pas expulsé du jour au lendemain, la reconnaissance rapide des diplômes étrangers, l’enregistrement des qualifications des migrants dès leur arrivée, ou encore le déblocage des financements nécessaires à l'apprentissage de l'allemand. La pratique de la langue reste en effet le principal obstacle à l'emploi des nouveaux arrivants.

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