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    Europe

    Union européenne: qui accueillera des réfugiés et combien?

    media Lors d'une veillée en faveur de l'accueil de réfugiés au Royaume-Uni, ce lundi 7 septembre à Londres. REUTERS/Darren Staples

    Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, doit présenter mercredi son nouveau plan d’accueil des réfugiés. Il proposera que 120 000 réfugiés soient répartis entre les pays membres, en plus des 40 000 que l'exécutif européen avait déjà proposé de relocaliser en mai dernier. Plusieurs pays ont déjà avancé leurs propres chiffres.

    « Aucun Etat membre de l'UE ne peut faire face seul à cette question. Nous ne pourrons surmonter cette crise que si nous agissons comme une union véritable », a plaidé le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, qui était ce lundi en Autriche. Mercredi, le président de la Commission européenne doit dévoiler une série de propositions sur un nouveau système de quotas contraignants pour l’accueil de réfugiés par les Etats membres de l’Union européenne.

    En mai dernier déjà, la Commission européenne avait demandé aux Etats de mettre à disposition des places pour permettre l’accueil de 40 000 personnes. Une proposition de quotas contraignants, rejetée lors du sommet extraordinaire d’avril dernier, qui revient donc au cœur du débat. Mais cette fois, la Commission européenne compte demander aux Etats d’accueillir 120 000 réfugiés supplémentaires. Parmi eux, plus du quart serait accueilli par l’Allemagne (31 400), 20 % par la France (24 000) et 12,4 % par l’Espagne (14 900).

    Au total, ce sont ce sont donc 160 000 réfugiés venant d'Italie, de Grèce et de Hongrie, à répartir entre les Vingt-Huit. Un chiffre à mettre en regard des 4 millions de réfugiés syriens recensés par le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (dont 2,1 millions en Egypte, Irak, Jordanie et Liban et 1,9 million en Turquie). Anticipant la présentation de ce nouveau plan par Jean-Claude Juncker, plusieurs pays ont d’ores et déjà avancé le nombre de réfugiés qu’ils étaient prêts à accueillir.

    ■ Royaume-Uni : 20 000 réfugiés, sur cinq ans

    La Grande-Bretagne est exemptée de la politique européenne de droit d’asile, mais elle participera à l’effort. Après avoir traîné les pieds dans un premier temps, le Premier ministre britannique a annoncé que son pays accueillerait, au cours des cinq prochaines années, 20 000 Syriens qui vivent actuellement dans des camps de réfugiés en Syrie ou dans les pays voisins. David Cameron avait prévenu que, face à la crise des réfugiés, la Grande-Bretagne agirait « avec son cœur, mais aussi avec sa tête ».

    Et pour nombre de députés et d'organisations caritatives, le gouvernement conservateur a clairement laissé la raison l'emporter sur les sentiments, rapporte la correspondante de RFI à Londres, Muriel Delcroix. L'annonce que le Royaume-Uni prendrait en charge 20 000 réfugiés sur une période de cinq ans a été accueillie par de bruyantes protestations à la Chambre des communes. Car, selon les parlementaires, « l'extraordinaire compassion britannique » dont s'est vanté David Cameron paraît limitée comparée à la France et à l’Allemagne.

    Le gouvernement britannique insiste sur le fait que ces réfugiés, en priorité des enfants orphelins ou des familles vulnérables, obtiendront un visa de cinq ans leur donnant le droit de travailler et pourront demander à s'installer définitivement après cette période. Mais des élus et des militants critiquent ce plan, lui reprochant de donner une réponse plus que partielle à la crise actuelle. Ils regrettent notamment que Londres ait décidé d'accueillir des gens actuellement réfugiés dans les camps installés autour de la Syrie, plutôt que ceux qui sont parvenus en Europe et refuse toujours de participer à un système de quotas, malgré les demandes pressantes de l'Union européenne.

    ■ France : 24 000 réfugiés en deux ans

    De son côté, la France se dit prête à accueillir 24 000 personnes en deux ans. C’est ce qu’a affirmé François Hollande au cours de sa conférence de presse semestrielle, ce lundi. Un premier accueil « en urgence » d’un millier de personnes se trouvant actuellement en Allemagne doit également être fait dans les jours qui viennent, selon le ministre français de l’Intérieur. Ces réfugiés, des Syriens, Irakiens, Soudanais et Erythréens uniquement, seront ensuite répartis dans des centres d’accueil dans les villes françaises se portant volontaires.

    Des migrants, principalement venant de Syrie, marchent sur une route danoise en direction de la Suède, ce 7 septembre 2015. REUTERS/Bax Lindhardt/Scanpix Denmark

    ■ Allemagne : au moins 40 000 réfugiés en deux ans

    Les chiffres avancés par le Royaume-Uni et la France restent bien inférieurs à ceux qui devraient être enregistrés en Allemagne. Le pays s'attend en effet à recevoir cette année 800 000 demandeurs d'asile. La chancelière Angela Merkel a détaillé un programme fédéral de six milliards d’euros pour 2016, visant à améliorer la prise en charge et l’intégration des migrants.

    En Allemagne, pour la seule journée de lundi 7 septembre, on estime que 10 000 personnes sont arrivées, après un week-end record qui a vu plus de 20 000 personnes affluer en provenance de Hongrie, via l’Autriche. Selon le plan de la Commission européenne, l'Allemagne devrait accueillir un peu plus de 40 000 des 160 000 réfugiés.

    ■ Espagne : 15 000 réfugiés sur deux ans, Madrid et Barcelone en exemple

    Bruxelles a demandé à l’Espagne d’accueillir 15 000 Syriens ces deux prochaines années en provenance d’Italie, de Grèce et de Hongrie. Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy a accepté malgré lui. Parallèlement, certaines municipalités espagnoles veulent se montrer solidaires.

    Ainsi, sur 8 mètres de long et 4 m de large, on peut lire cette immense pancarte accrochée à la mairie de Madrid : « Refugees Welcome », Bienvenue aux réfugiés. C’est la manière avec laquelle Manuela Carmena, cette septuagénaire indépendante proche des Indignés, veut répondre à la crise des réfugiés, rapporte notre correspondant en Espagne, François Musseau.

    Madame le maire a incité les particuliers à devenir des familles d’accueil et les initiatives se bousculent désormais. Tout a commencé à Barcelone, ou Ada Colau, autre maire proche des Indignés, a proposé d’accueillir au moins 2000 réfugiés. Et depuis, dans toute l’Espagne, une grande chaîne de solidarité s’est formée. Tout d’abord les municipalités de Podemos (la gauche radicale), puis socialistes, puis conservatrices. Et finalement, l’association qui regroupe les 8122 mairies du pays.

    ■ La Grèce appelle l'Union européenne à l'aide

    En Grèce, où 200 000 personnes sont arrivées par voie de mer depuis le début de l’année 2015, le gouvernement a appelé l’Union européenne à l’aide pour faire face à une situation qualifiée « d’instable ». Le ministre grec de la Politique migratoire évoque, lui, une situation « au bord de l’explosion » sur l’île de Lesbos, sur laquelle les 85 000 habitants ont été rejoints par 15 000 à 17 000 réfugiés, soit un cinquième de la population totale.

    ■ La Suède, modèle de solidarité

    En Suède, pays qui a accueilli l’an dernier 81 000 réfugiés, essentiellement des Syriens, est également en faveur de l’instauration de quotas contraignants au niveau européen. « La Suède, l'Allemagne et quelques autres pays sont depuis longtemps les seuls à prendre leurs responsabilités, cela ne suffit pas. L'ensemble des pays européens doivent défendre les valeurs humaines et accomplir leur devoir », a ainsi déclaré le Premier ministre suédois, Stefan Löftven, dont le pays se voit fixer le nombre de 5 838 réfugiés à accueillir ces deux prochaines années. 

    ■ Réticences de la Pologne, de la Slovaquie et de la Roumanie

    Selon le plan que doit présenter Jean-Claude Juncker mercredi, la Pologne devrait accueillir près de 12 000 personnes ces deux prochaines années. Le gouvernement polonais a pour sa part fait savoir qu’il était prêt à accueillir 2 000 réfugiés et se dit fermement opposé à l’imposition de quotas contraignants, tout comme la Slovaquie et la Roumanie, ce dernier pays s’affirmant prêt à accueillir 1 785 personnes au maximum, sur les plus de 6 000 qui devraient lui incomber selon la clef de calcul de la Commission européenne.


    ■ Le détail des demandes d’accueil de réfugiés selon le plan de la Commission européenne

    Les chiffres présentés ici prennent en compte le plan de mai 2015 prévoyant l'accueil de 40 000 personnes ajoutés à ceux du plan qui doit être présenté ce mercredi 9 septembre portant sur l'accueil de 120 000 personnes supplémentaires. Il n'y a pas de données pour l'Italie, la Hongrie et la Grèce. Passez la souris pour plus de détails.

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