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    Europe

    Elections en Grèce: une deuxième chance pour Alexis Tsipras

    media Syriza, le parti de la gauche radicale d'Alexis Tsipras a remporté 35,47% des suffrages dimanche aux élections législatives anticipées en Grèce. REUTERS/Dimitris Michalakis

    Alexis Tsipras va pouvoir rempiler pour un nouveau mandat. Pour la deuxième fois en huit mois, son parti sort vainqueur des élections législatives. « Nous allons nous retrousser les manches pour travailler dur », voilà les mots du Premier ministre sortant, qui va reconduire sa coalition avec les souverainistes. Son parti, Syriza, obtient au total 145 sièges sur 300. Alexis Tsipras devrait former dès lundi un gouvernement durable chargé de mettre en œuvre le difficile plan d'aide au pays accepté à contrecœur en juillet.

    Avec notre envoyée spéciale à Athènes,  Anastasia Becchio

    On disait Alexis Tsipras en difficulté. Une partie de l'électorat l’avait lâché, après son feu vert au nouveau plan de sauvetage financier des créanciers européens. Et la droite avait fait une remontée remarquée. Mais finalement, la victoire de Syriza est nette. Selon des résultats quasi définitifs, le parti du Premier ministre remporte 35,47 % des voix. Nouvelle Démocratie, le mouvement de la droite conservatrice, est 7 points derrière, avec 28 %. Les néo-nazis d'Aube dorée restent à la troisième place au niveau national, avec près de 7 % des suffrages.

    Neuf mois après les élections de janvier, Alexis Tsipras arrive donc à nouveau en tête. Et ce, malgré sa volte-face après le référendum en juillet. Le Premier ministre grec n’aura désormais plus trop à se soucier des frondeurs de son parti, qui avaient fondé le mouvement Unité populaire le mois dernier, déclenchant finalement ce scrutin anticipé. La formation de l’ancien ministre de l’Energie, Panagiotis Lafazanis, n’a en effet pas réussi à recueillir les 3 % de voix nécessaires pour entrer au Parlement. C’est une épine dans le pied en moins pour Alexis Tsipras, qui devrait avoir plus de champ pour diriger son équipe gouvernementale.

    La loi grecque accorde 50 sièges supplémentaires au parti arrivé en tête, ce qui fait que Syriza est crédité de 145 sièges sur les 300 que compte la Vouli, le Parlement. Pour parvenir à la majorité absolue, il va retrouver ses alliés de son précédent mandat : le parti Grecs indépendants (ANEL, droite souverainiste). Les 10 sièges dont est créditée cette formation permettront à Alexis Tsipras de s’installer à la tête d’un gouvernement de coalition, avec une majorité absolue au Parlement.

    Alexis Tsipras conforté par sa nette victoire 21/09/2015 - par Anastasia Becchio Écouter

    Alexis Tsipras veut aller vite et devrait être nommé Premier ministre dès ce lundi. Il sait que ses faits et gestes seront scrutés par les créanciers européens, qui souhaitent le voir appliquer rapidement l'accord de réformes et de mesures budgétaires conclu cet été. Il aura aussi la pression de l'intérieur, de tous ces Grecs quelque peu désabusés, auxquels il a promis de rendre ce programme d’austérité le moins douloureux possible.

    Au sein des militants de Syriza, comme parmi les sympathisants, on reste d'ailleurs prudents, pour l'instant. Pour beaucoup, le gouvernement n'avait jusqu'ici pas pu faire ses preuves, car il était empêtré dans les négociations sur le troisième plan d'aide. Cette fois-ci, c'est donc un vote pragmatique, loin de l'espoir suscité en janvier. Alexis Tsipras et les siens sont attendus au tournant. D'autant que tout le monde n'a pas voté pour eux par conviction. Il y aussi ceux qui l'ont fait pour éviter le retour des cadres de Nouvelle démocratie.

    Antonis Gkortsilas, représentant de la Nouvelle Démocratie en France 21/09/2015 - par Anastasia Becchio Écouter

    Il y a l'aspect humaniste, également. Une électrice expliquait dimanche soir, devant son bureau de vote, qu'elle ne pense pas qu'il y ait de différence au niveau économique entre les deux camps. Il faut de toute façon appliquer le mémorandum. Mais elle considère Syriza comme plus progressiste sur les droits civiques. Et puis, il y a enfin la peur du retour à l'ancien système politique grec. Alexis Tsipras a justement basé sa campagne sur ce rejet. En janvier, c'était déjà un des arguments qui avaient permis de le faire élire. Mais cette fois-ci, il semble que ceux qui en ont assez ont voté pour ce qui est désormais le premier parti de Grèce : celui des abstentionnistes. Plus de 43 % des inscrits ont choisi de ne pas faire le déplacement jusqu'au bureau de vote dimanche 20 septembre.


    ■ La presse grecque salue la victoire de Tsipras

    Avec notre correspondante à Athènes,  Charlotte Stievenard

    Au lendemain de la victoire de Syriza, le quotidien conservateur I Kathimerini est le plus neutre. Il titre simplement : « Un second mandat pour Alexis Tsipras et Panos Kammenos », respectivement leader de la gauche radicale et celui des souverainistes.

    En revanche, le journal Ethnos, de centre droit, choisit de citer le discours du futur Premier ministre devant ses sympathisants dimanche soir. Ce dernier a reconnu qu’il allait être « confronté à des difficultés, mais qu’il se trouve désormais sur la terre ferme ».

    Le quotidien de centre gauche Ta Nea titre, lui, sur « l’époque Tsipras ». Alors que les Grecs ont choisi pour une deuxième fois en huit mois de redonner leur confiance à ce dernier, le journal lui rappelle tout de même que « le déclin du pouvoir commence dès la première minute ».

    Le vote de dimanche est vu comme « une dernière chance pour le pays et pour le peuple » par le journal Eleftheros Typos, de centre gauche. Pareil, il liste les difficultés des premiers mois de pouvoir, comme les négociations, le contrôle des capitaux, ou encore le troisième mémorandum. C’est donc une victoire largement saluée par la presse, mais celle-ci reste quand même prudente.

    Il est évident que les électeurs déçus de la politique ne sont pas allés voter. Ils ne se sont pas tournés vers Nouvelle Démocratie ou Pasok, le Parti socialiste. Ils ont préféré rester chez eux.
    Entretien avec Tania Bozaninou, journaliste au quotidien grec «To Vima» 21/09/2015 - par RFI Écouter

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