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    Europe

    Quand des réfugiés apprennent les frappes françaises en Syrie

    media A Nickelsdorf, en Autriche, les réfugiés, majoritairement syriens et afghans, affluent toujours en nombre. REUTERS/Leonhard Foeger

    La France a procédé, ce dimanche 27 septembre, à ses premières frappes en Syrie. Des bombardements qui font aussi débat parmi ceux qui fuient ce pays. RFI s’est rendue à la frontière austro-hongroise pour recueillir les avis.

    Avec notre envoyé spécial à la frontière austro-hongroise, Stéphane Lagarde

    « Bombes à Alep, bombes à Homs, bombes à Deir Ezzor… » Ce ne sont pas des bombes françaises dont parle ce vieil homme à la frontière austro-hongroise, mais de celles qui ont ruiné son pays depuis 2010, celles aussi qui créent la file d’attente au poste frontière de Nickelsdorf et poussent les Syriens vers l’Europe.

    Parmi les migrants arrivés en Autriche hier soir, Mohamed, 17 ans, attend les bus pour les centres d’accueil. Cheveux bouclés, col roulé et fine moustache, il faisait ses études aux Quatar quand la bataille de Jobar a rasé son quartier à Damas. Le jeune homme perd son sourire lorsqu’il apprend que la France a procédé à des frappes aériennes sur la Syrie : « La France a bombardé la Syrie ? Cela me blesse, vraiment ! Quand l’armée syrienne bombarde la Syrie, je suis triste comme si des frères s’entretuaient. Je me moque de l’Etat islamique, si la France ou un autre pays attaque mon pays, j’ai envie de rentrer en Syrie et me battre contre eux. »

    « C'est trop tard »

    Alors que les transports se font attendre et que les taxis pour Vienne sont trop chers pour la plupart des migrants, la soupe distribuée par la Croix-Rouge autrichienne est bienvenue. Ahmed, 54 ans, entre dans la conversation. Ce dernier a fui Alep avec sa famille. Comme beaucoup ici, il juge que les Occidentaux ont trop tardé pour intervenir contre le groupe Etat islamique. Les services de renseignement américains estiment en effet que près de 30 000 jihadistes étrangers se sont rendus en Syrie et en Irak depuis 2011, soit le double de la précédente estimation il y a un an.

    « C’est trop tard pour attaquer Daech, il fallait frapper l’Etat islamique avant qu’il ne vienne en Syrie et devienne si fort avec tous ses étrangers qui l’ont rejoint, s’exclame Ahmed. C’est à Bachar el-Assad que la France et tous les pays devraient s’en prendre aujourd’hui. C’est Bachar el-Assad qui nous à tous conduit à fuir la Syrie. Oui c’est [lui] le dictateur qu’il faut bombarder. »

     → A (RE)LIRE : Les frappes françaises en Syrie contre le groupe EI en trois questions

    Bombarder ou non, le débat sur les frappes françaises attendra. Les militaires autrichiens font signes aux migrants de se lever et de ramasser leurs maigres effets. Il faut déjà reprendre son baluchon, les bus sont prêts à partir avec au bout une vie à reconstruire.

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