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    Europe

    Poutine critique les Etats-Unis sur la question des frappes en Syrie

    media Le président russe a estimé que les Occidentaux, les Américains notamment, avaient de la «bouillie dans la tête» concernant la lutte contre le terrorisme en Syrie. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin

    La Russie se plaint du manque de bonne volonté des pays occidentaux, en particulier des Américains, qui ne veulent pas coopérer dans la lutte contre le terrorisme en Syrie. Le président Poutine et son ministre des Affaires étrangères ont tous les deux fustigé l'attitude occidentale face à la Russie et la Syrie.

    « 500 millions de dollars dépensés, 500 frappes effectuées depuis un an, 11 pays impliqués pour former l’armée syrienne libre à lutter contre le groupe Etat islamique, et le résultat, c’est zéro ! ». Devant un parterre d’hommes d’affaires, le président Poutine a ironisé sur les Occidentaux qui n’auraient que de « la bouillie dans le crâne », concernant la Syrie.

    Il s’est notamment interrogé sur les parachutages d’armes destinés à l'Armée syrienne libre, qui pourraient tomber dans les mains des terroristes, rapporte notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne.

    Dialogue difficile

    A mots couverts, il a mis en doute la volonté de Washington de lutter réellement contre le terrorisme, les Américains refusant de discuter avec Moscou des cibles à frapper. « Nous avons informé les Etats-Unis de nos frappes en Syrie, alors que Washington ne l'avait pas fait. Nous l'avons fait par respect et par volonté d'établir des contacts », a déclaré Vladimir Poutine.

    « Maintenant on nous dit : "nous ne sommes pas prêts à coopérer avec vous, et vous ne frappez pas les bonnes cibles." Alors on a demandé "donnez nous les cibles que vous considérez comme 100% terroriste ". La réponse a été "non, on n'est pas prêt". Après on a posé une autre question : "Dites-nous où il faut frapper." Pas de réponse. Finalement nous avons proposé aux Américains : "Indiquez-nous les sites qu'il ne faut pas frapper." Toujours pas de réponse », a critiqué le président russe.

    Il a poursuivi, pointant du doigt la position américaine. « Comment travailler ensemble dans ces conditions ? J'ai l'impression que certains de nos partenaires ont de la bouillie dans la tête. Ils ne voient pas clairement ce qui se passe sur ce territoire, ni les objectifs qu'ils veulent atteindre. Mais nous allons poursuivre nos efforts pour coopérer dans la lutte contre le terrorisme international. Il faut que les objectifs soient clairs, prévisibles, qu'ils visent à combattre la terreur internationale. »

    Al-Nosra et l’EI dans le viseur russe

    Sur un ton plus sérieux, le ministre des Affaires étrangères s’est félicité que les militaires russes et américains soient parvenus à élaborer un mécanisme pour éviter des incidents dans le ciel syrien.

    Serguei Lavrov regrette que la coopération ne puisse pas aller plus loin. Il laisse également entendre que le mouvement « Armée de l’islam » soutenu pas l’Arabie saoudite, est suspect, au même titre que le Front al-Nosra et le groupe Etat islamique, d’être à l’origine des bombardements qui ont touché l’ambassade russe en Syrie, ce qui constitue « un acte terroriste » pour les responsables russes.

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