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    Europe

    «Brexit»: le Royaume-Uni face à l’Europe et à ses propres divisions

    media Un employé de la Commission européenne réajuste le drapeau britannique avant la conférence de presse du Premier ministre David Cameron et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne,ce 15 octobre 2015. Reuters

    Les chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent ce jeudi 15 octobre pour un sommet de deux jours à Bruxelles. Ils vont discuter, entre autres, des propositions britanniques de réforme de l’Union européenne.

    Le gouvernement de Londres considère l’acceptation des réformes qu’il propose comme condition du maintien du Royaume-Uni dans l’Europe communautaire. En cas de refus, les autorités britanniques soutiendront ce qu’on appelle « le Brexit », c’est-à-dire le retrait de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, lors du référendum qu’elles comptent organiser au plus tard en décembre 2017.

    Les exigences de Londres pour éviter un «Brexit»

    Les principales conditions du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, posées par le gouvernement britannique, sont actuellement au nombre de quatre. Selon l’ambassadeur britannique en France, Sir Peter Ricketts, il s’agit, premièrement, d’un « volet compétitivité », c’est-à-dire de « compléter le marché unique, simplifier la réglementation européenne ». Le deuxième volet concerne « la souveraineté ». Londres cherche à « ajuster cette phrase dans le Traité qui appelle à une union toujours plus étroite, ce qui ne nous convient vraiment pas ». Troisièmement, poursuit l’ambassadeur, « un volet qui est l’articulation entre la zone euro, qui doit continuer à s’intégrer, et les pays qui ne sont pas dans cette zone, comme le mien, et qui ont leurs droits ». Enfin, la quatrième proposition britannique de réformes de l’UE consiste à « mettre fin aux abus des allocations sociales par les gens qui arrivent, qui n’ont pas de travail, et demandent des allocations sociales le lendemain de leur arrivée».

    Le référendum prévu par Londres à l'automne 2016

    Avant l’ouverture du sommet de Bruxelles, le Premier ministre britannique David Cameron parlera de ces propositions avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. La suite du programme – en tout cas, telle qu’imaginée à Londres – est déjà connue. Sir Peter Ricketts présente un schéma bien précis : « Nous avons aujourd’hui le Conseil européen. L’idée a toujours été de faire un rapport d’étape par Monsieur Tusk, et puis Monsieur Cameron à ses collègues. Ensuite, des discussions plus intenses entre les capitales pour arriver à un paquet de propositions afin de les soumettre au Conseil européen de décembre, avec, si possible, un accord à ce moment-là. Puis, on va soumettre l’accord à un référendum, avec l’idée de l’organiser, après campagne, en automne 2016 ».

    Un «Brexit» explosif pour Cameron

    Les autorités britanniques veulent donc organiser le référendum assez vite, un an avant la date limite de décembre 2017. Cela dit, il est difficile à prévoir si elles arriveront à le faire. Car non seulement les négociations avec l’Union européenne s’annoncent dures, mais le référendum risque de mettre en cause une autre union, celle que constitue le Royaume-Uni lui-même. C’est la crainte qu’exprime Sophie Loussouarn, spécialiste de la politique et de l’économie britannique. Pour elle, le référendum annoncé par David Cameron « présente un énorme risque » pour lui. Elle prévient qu’« un vote en faveur du Brexit remettrait en cause les termes de l’Union et risquerait d’avoir des répercussions sur les relations entre la Grande-Bretagne et l’Ecosse ». En effet, une telle situation « pourrait conduire le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon à demander d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance, ce qui risquerait cette fois-ci de conduire à l’éclatement de l’Union ».

    Le Royaume-Uni sur deux fronts

    La marge de manœuvre de David Cameron semble donc plutôt étroite sur les deux fronts, européen et interne. Elle est d’autant plus étroite que la campagne référendaire a en pratique déjà commencé en Grande-Bretagne. Les camps des pro- et des anti-Brexit s’affrontent vigoureusement, alors que les négociations au niveau européen se poursuivent et personne ne sait encore quel accord avec Bruxelles sera finalement soumis au vote.

    Les sujets qui fâchent s'invitent à la table du «Brexit»

    Les émotions montent et des sujets comme l’immigration commencent à s’immiscer dans la campagne. Il suffit d’écouter le leader charismatique du parti populiste et europhobe UKIP, Nigel Farage, pour comprendre que les sujets de la campagne référendaire risquent de n’avoir que très peu à voir avec les propositions des réformes de l’Union européenne lancées par le gouvernement. Lors d’un meeting en faveur du retrait du Royaume-Uni de l’UE, Nigel Farage a clairement signalé ses intentions quant au sujet clé de la campagne : « Je pense que ce référendum va être gagné ou perdu sur la question de savoir si nous pouvons contrôler nos frontières. Si nous ne pouvons pas le faire, alors nous ne serons plus une nation. Nous avons fait une erreur en laissant les pays qui venaient à peine de sortir du communisme et qui étaient beaucoup plus pauvres que nous rejoindre l’Union européenne et bénéficier d’une liberté totale de mouvement. Cela a conduit à l’arrivée chez nous d’une vague migratoire dépassant tout ce que nous avions vu dans l’histoire de nos îles ». Tout est dit. Le gouvernement devra sans doute faire des efforts pour que les Britanniques n’oublient pas au moment du vote quel est le vrai sujet du référendum.

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