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    Europe

    Grèce-Turquie: les naufrages de migrants quasi quotidiens

    media Des canots gonflables ont fait naufrage samedi 17 octobre avec à leur bord 51 ressortissants syriens dans l’un, et 56 ressortissants afghans dans l’autre. REUTERS/Giorgos Moutafis

    Un nouveau drame de l'immigration clandestine en mer Egée s'est produit la nuit dernière, entre les côtes turques et l'île grecque de Lesbos : une embarcation a chaviré avec une cinquantaine de réfugiés à son bord. Seule la moitié d'entre eux ont pu être sauvés. Plusieurs autres naufrages ont également eu lieu en d'autres endroits de la côte.

    La mer était agitée la nuit dernière au débouché du détroit des Dardanelles sur la mer Egée, et la barque de pêcheur en bois surchargée n’a pas résisté au clapot. Quand les gardes-côtes, joints par téléphone, sont arrivés, ils ont sauvé 25 personnes et repêché 12 noyés, rapporte notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion. Mais 10 à 15 personnes sont toujours introuvables.

    Leur nationalité n’a pas été annoncée par les autorités, mais dans les mêmes parages, à quelques heures d’intervalle, deux autres embarcations, des canots gonflables cette fois, ont également fait naufrage. Dans l'une des embarcation, se trouvaient 51 ressortissants syriens, tandis que dans l'autre, on dénombrait 56 ressortissants afghans.

    Hécatombe

    Si eux ont eu de la chance, les deux canots chargés chacun d’une quinzaine de Pakistanais, qui se sont aussi retournés au large de Bodrum, ont eux fait quatre morts, dont un enfant très jeune, et un disparu. Avec les conditions météorologiques qui se dégradent, il est vraiment temps que la Turquie et l'Union européenne trouve un accord à même de freiner cette hécatombe. Les contrôles turcs semblent en tous cas se renforcer, puisque rien qu’au cours de la journée de vendredi, 534 clandestins ont été arrêtés avant de tenter la traversée, en différents points de la côte.

    De son côté, la Grèce a inauguré vendredi 16 octobre son premier centre d'accueil et de sélection à Moria, sur l'île de Lesbos. Le dispositif doit permettre, grâce à des moyens supplémentaires, d'accélérer les formalités d'identification des migrants, et donc, leur départ de l'île. Des moyens dont Lesbos a bien besoin, car aujourd'hui le centre d'identification de l'île est sous-équipé et les migrants doivent patienter dans des conditions difficiles.

    Lesbos: l'attente des migrants

    Entre leur arrivée sur la côte nord de Lesbos et leur départ pour Athènes sur la côte sud, l'étape la plus difficile pour les migrants est celle des procédures d'enregistrement, rappelle notre envoyée spéciale à Lesbos, Juliette Gheerbrant. Elles ont lieu à Moria, où beaucoup doivent attendre plusieurs jours autour du centre pour obtenir leur permis de séjour temporaire. Cette attente, ils l'acceptent d'autant moins que rien n'est encadré, explique Jamil Hassan, un jeune Syrien, professeur d'anglais :

    « Il y a des milliers de personnes ici et aucune file d'attente organisée. J'ai une famille, ma femme et trois enfants. Et je ne sais pas ce qu'on doit faire. Ça fait deux jours que j'attends. Hier, je suis venu mais comme vous pouvez le voir, c'est impossible d'approcher de l'entrée. Alors, on est repartis pour le camp de Kara Tepe. Là au moins, il y a des tentes. On y a passé la nuit et ce matin, on est revenu pour essayer à nouveau d'obtenir les papiers. »

    Une fois le sésame obtenu, les migrants se rendent au port de Mytilène. Là aussi, selon l'affluence, il faut parfois plusieurs jours pour prendre le bateau. Les plus pauvres passent la nuit dehors, ils économisent pour la suite du voyage. Le soir sur le port, un collectif de bénévoles distribue un repas chaud à plusieurs centaines de personnes.

    Ici, pas question de cohue ; l'organisation est efficace. Shuquat, un Pakistanais de 43 ans, apprécie : « C'est vraiment une preuve d'humanité, je suis fier des gens d'ici, je vous remercie tous. Pour nous, c'est une nouvelle vie qui commence, c'est comme naître à nouveau. » Shuqat arbore un large sourire, comme on en voit dans la dernière file d'attente, celle du ferry pour Athènes. 

    Réfugiés et des migrants font la queue devant les bureaux d'enregistrement de la ville de Mytilène, sur l'île de Lesbos, le 8 septembre 2015. REUTERS/Dimitris Michalakis

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