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    Europe

    Île de Lesbos: le douloureux travail des médecins bénévoles

    media Des bénévoles s'apprêtent à intervenir alors qu'un bateau de migrants est en train d'accoster sur l'île de Lesbos, le 2 octobre 2015. REUTERS/Dimitris Michalakis

    C'est à Molyvos, sur la côte nord de l'île de Lesbos, qu'arrivent les migrants après leur dangereuse traversée depuis la Turquie. Dimanche, les garde-côtes grecs ont annoncé que cinq migrants, un bébé, deux jeunes garçons et deux femmes ont trouvé la mort dans la mer Egée en tentant d'atteindre la Grèce. Chaque jour, il arrive jusqu’à 90 bateaux dans le port de Molyvos, avec à bord entre 30 et 50 personnes. A quelques kilomètres du port, des soins médicaux coordonnés par des ONG sont assurés par des médecins bénévoles.

    De notre envoyée spéciale à Lesbos,  Juliette Gheerbrant

    Sur le tout petit port de Molyvos, environ quarante Syriens dont près de dix enfants viennent de débarquer. Il est 21 heures samedi. Une femme pleure dans les bras de son mari, certains sont assis par terre, d’autres attendent des vêtements secs. Le petit Mahmoud, 10 ans, originaire d’Alep, cherche partout un téléphone portable pour appeler sa mère, restée en Turquie. Il a fait le voyage avec son cousin et ses grands-parents.

    A peine une demi-heure plus tard, on voit marcher le long de la digue, 50 nouvelles silhouettes enveloppées dans des couvertures de survie qui scintillent dans la nuit. Les gardes-côtes viennent de porter secours à une autre embarcation. Mais cette fois, la situation est plus grave, explique le jeune capitaine visiblement bouleversé : un bébé a failli perdre la vie, il a heureusement pu être réanimé. Le bateau se remplissait d’eau, un accident qui arrive fréquemment.

    A quelques kilomètres du port, une dizaine de volontaires efficaces se démènent auprès des nouveaux arrivants, pour distribuer chaussures, pulls, etc. ou apporter quelques mots de réconfort. Des soins médicaux, coordonnés par des ONG, WAHA et la Chaîne de l'espoir, sont assurés par des médecins bénévoles.

    Médecins bénévoles

    Sous une tente, deux lits de camp et quelques tables improvisées avec des cartons de médicaments et de matériel médical sont installés. Elisabeth Marcus est pédiatre, son mari Michel est lui généraliste à la retraite. Ils sont venus de France pour une semaine, comme médecins bénévoles. Une interprète égyptienne, venue de Londres, leur apporte son aide.

    « En majorité, ce sont des personnes très angoissées, fatiguées par ce qu'elles ont vécu jusqu'à présent. Ce sont des gens qui ont parfois marché pendant des jours et des jours. Avant la traversée, très souvent, ils sont restés quatre à cinq jours dans la forêt en Turquie, avant que les passeurs les prennent. Tout cela, c'est extrêmement angoissant. Il y a des pathologies lourdes (...) », explique Elisabeth Marcus.

    Aujourd'hui, pas de cas graves. Un migrant arrive avec un problème aux yeux. Sa paupière est enflée. Michel Marcus se veut rassurant : « Peut-être a-t-il été piqué, mais ce n'est pas grave. » Devant la tente, une jeune femme enceinte attend son tour.

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