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    Europe

    UE: une réunion consacrée à la situation des migrants dans les Balkans

    media Un soldat slovène face à des migrants à la frontière avec l'Autriche, près du village de Sentilj en Slovénie, le 24 octobre 2015. REUTERS/Leonhard Foeger

    L'Union européenne organise ce dimanche une rencontre consacrée à la situation des migrants dans les Balkans. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, espère aboutir à un accord entre les pays concernés par le flux migratoire. Plus de 400 garde-frontières européen seront déployés aux bordures de l'Union, selon les premières informations issues du sommet. L'urgence est grande. Certaines organisations craignent une crise humanitaire dans les Balkans, à l'approche de l'hiver.

    Huit pays de l'UE, ainsi que la Macédoine et la Serbie participent au sommet de Bruxelles. La réunion qui doit débuter dans l'après-midi sera suivie d'un dîner de travail afin d'aboutir à un accord en seize points.

    Le plan qui a filtré dans la presse allemande prévoit notamment des engagements sur les règles d'expulsions des migrants. Concrètement, les pays s'engageront à ne plus expulser les candidats à l'asile, d'un pays vers un autre, sans accord préalable.

    Le président de la Commission européenne espère une meilleure concertation entre les voisins afin d'éviter les scénarios de ces dernières semaines. Suite à la fermeture de la frontière hongroise avec la Serbie puis la Croatie, des tensions ont éclaté entre les pays de transit des migrants, qui se sont rejetés mutuellement la responsabilité du mauvais traitement ou de l'acheminement en masse des migrants vers leurs frontières. Si la Bulgarie et la Roumanie sont restées jusqu'ici relativement à l'écart des différentes routes de migration, Sofia n'a pas hésité dès 2014 à ériger une clôture sur une partie de sa frontière avec la Turquie.

    La Serbie, la Bulgarie et la Roumanie haussent le ton

    Aujourd'hui c'est au tour de Ljubljana d'annoncer la construction d'une clôture anti-migrants si l'UE ne lui apportait pas un soutien suffisant au sommet de dimanche. La Slovénie est devenue une autre voie de passage pour les réfugiés. Depuis une semaine, les autorités ont comptabilisé l'entrée de 58 000 réfugiés et migrants contraints de contourner la Hongrie par l'Ouest depuis qu'elle a bouclé ses frontières.

    Les chefs des trois gouvernements serbe, roumain et bulgare se sont réunis ce samedi à Sofia pour tenter de définir une position commune à face à l’afflux de migrants dans leur pays. Ils ont averti l’UE qu’ils sont prêts à prendre des mesures drastiques. La Serbie, la Bulgarie et la Roumanie refusent de devenir une zone tampon et ont menacé de fermer leurs frontières si l'Allemagne décidait de fermer les siennes. Des déclarations qui sonnent comme un avertissement à la veille de la réunion à Bruxelles.

    Reste à savoir aussi ce que décidera l'Allemagne. La chancelière Angela Merkel est la cible de nombreuses critiques jusque dans son camp conservateur. Des actes d'hostilité se multiplient contre des foyers de demandeurs d'asile en Allemagne. Le pays s'attend à recevoir cette année entre 800 000 et un million de migrants, dans des structures d'accueil déjà saturées.

     « L’Europe doit se rendre compte et s’habituer à l’idée qu’elle va vivre certainement une décennie, si non plus, de migration de masse », explique à RFI François Crépeau, envoyé spécial des Nations unies sur les questions de migration depuis 2011. Le diplomate plaide depuis le début de crise européenne pour un accueil global des réfugiés : « Là où moi je souhaite qu’il y ait une grande solidarité, c’est avec les autres pays du Nord global (Canada, Etats-Unis, Australie, Nouvelle Zélande) et peut-être des pays du Sud comme le Brésil, l’Argentine et le Chili, qui pourraient tout à fait dire à l’Europe, ‘si nous nous mettons d’accord tous ensemble, on peut décider de préétablir par exemple trois millions de réfugiés syriens, érythréens, afghans à partir du Moyen-Orient au cours des 5 ou 6 prochaines années’. On peut le faire ! On a fait 2,8 millions d’Indochinois il y a 40 ans. Accueillir trois millions de réfugiés qui sont en ce moment au Moyen-Orient et qui ont besoin de se déplacer et de venir vers d’autres pays, ça réduirait considérablement la crise pour l’Europe et ça permettrait probablement aux dirigeants européens de se mettre d’accord sur le plan européen dans cet ensemble du Nord global. »

    La crainte de l'hiver

    Se posera également la question des conditions d'accueil des réfugiés. Le sort de centaines de milliers de migrants et de réfugiés devient de plus en plus préoccupant à l'approche de l'hiver, en raison des capacités d'accueil largement insuffisantes.

    La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lancent un appel au fonds pour la crise des migrants. Elles ont revu leur appel à l'aide d'urgence à la hausse et les appels de fonds sont quatre fois plus importants qu'en septembre dernier : « On a révisé un appel qu’on avait lancé au mois de septembre, le 2 septembre, qui était à la base pour 2,7 millions d’euros et on l’a révisé pour 11,6 millions d’euros pour pouvoir répondre à la demande croissante en Grèce », détaille Benoit Matsha-Carpentier, le porte-parole de la FICR. « Au mois de septembre quand on a lancé l’appel, on était à 200 000 personnes qui étaient passées en transit en Grèce. On est à plus d’un demi-million maintenant. Il y a peu de gens qui restent en Grèce pour l’instant, mais on a l’hiver qui arrive et on arrive à des pics quasiment à 5, 6000 par jour parfois. Du fait du grand nombre de personnes qui arrivent tous les jours, il y a un temps d’attente parfois sur certaines villes qui peut aller jusqu’à quelques jours, voire une semaine ou plus. Et les centres d’accueil dans ces îles sont complètement engorgés pour la plupart. Beaucoup de gens sont encore à l’extérieur, on essaie de les prendre en charge en leur apportant des vêtements chauds, des couvertures, de la nourriture pour pouvoir survivre pendant quelques jours et puis vaincre le froid. On a des appels sur l’ensemble du chemin migratoire et on va réviser sûrement les appels pour les autres pays. Je pense qu’on va avoir la Serbie très prochainement, les autres vont suivre dans les prochaines semaines. »

    Des migrants marchent dans la campagne serbe, dans les environs de Miratovac, en venant de Macédoine, le 24 octobre 2015. REUTERS/Ognen Teofilovski

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