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    Europe

    Le mea culpa de Tony Blair sur l'Irak et l'émergence de l'EI

    media L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, durant une intervention au Mémorial du 11-Septembre à New York, le 6 octobre 2015. REUTERS/Brendan McDermid

    Dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CNN, l'ancien Premier ministre britannique reconnaît que les informations de ses services, sous-entendu sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein, étaient fausses. Entre autres « erreurs », il admet par ailleurs des « responsabilités » dans la montée de l'organisation Etat islamique au Moyen-Orient.

    « Je peux dire que je présente des excuses pour le fait que les informations données par les services secrets étaient fausses », a déclaré Tony Blair à CNN, dans une interview qui doit être diffusée ce 26 octobre. Il répondait aux questions du journaliste Fareed Zakaria, partisan de la première heure de l'intervention américaine en Irak, avant de changer d'opinion. Les informations dont il parle font référence à celles concernant les armes de destruction massive soi-disant développées par le dictateur irakien Saddam Hussein.

    En 2003, et pendant toute la durée de l'intervention de la coalition, Tony Blair fut le plus fidèle allié et soutien au président George W. Bush. Comme l'ancien président américain, il a légitimé l'envoi de troupes de Sa Majesté en Irak afin de pouvoir trouver et détruire les prétendues armes de destructions massives. Il y a quelques années, Tony Blair avait regretté les vies perdues en Irak, mais a, ces douze dernières années, constamment justifié l'intervention.

    Des extraits de l'interview de Tony Blair ont été rapportés dans le Daily Mail britannique. « Je m'excuse aussi pour certaines erreurs dans la planification et nos erreurs dans notre compréhension de ce qui se passerait une fois le régime tombé », a-t-il cette fois ajouté, reconnaissant des « éléments de vérité » dans l'idée que l'invasion de l'Irak en 2003 est la principale cause de la montée de l'EI. « On ne peut pas nier une certaine responsabilité de ceux qui ont renversé Saddam [Hussein] en 2003 pour la situation dans laquelle nous nous trouvons en 2015. »

    Mais il tempère : « Je trouve difficile de s'excuser d'avoir démis Saddam. Encore aujourd'hui en 2015, je trouve que c'est mieux qu'il ne soit plus là », a soutenu l'ex-Premier ministre britannique.

    Ces déclarations ne surviennent pas n'importe quand. Le 17 octobre, la publication d'un mémo révélait pour la première fois comment, une année avant l'invasion de l'Irak, le 28 mars 2002, Blair et Bush avaient conclu un « pacte de sang », selon les termes du Mail on Sunday, version dominicale du Daily Mail qui a rendu publiques ces informations. Dans cette note, issue des mails d'Hillary Clinton, le secrétaire d'Etat américain de l'époque, Colin Powell, assure que « sur l'Irak, Blair nous suivra, même si des opérations militaires étaient nécessaires. Il est convaincu sur deux points : la menace est réelle ; et un succès contre Saddam apportera plus de succès dans la région. »

    De plus, la commission Chilcot, qui enquête sur l'engagement controversé du Royaume-Uni dans cette guerre, doit annoncer d'ici début novembre un calendrier de publication. Mise en place en 2009 par le Premier ministre travailliste de l'époque Gordon Brown, elle n'a toujours pas rendu ses conclusions alors qu'elle était initialement censée les produire dans un délai d'un an. Les familles de soldats comme les anciens militants de l'opposition à la guerre en Irak demandent inlassablement des comptes.

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