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    Europe

    Migrants: plus de souplesse budgétaire pour les pays en première ligne

    media Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a fait miroiter une certaine clémence budgétaire pour les pays en première ligne de la crise migratoire en Europe. REUTERS/Vincent Kessler

    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a évoqué la crise des migrants au Parlement européen à Strasbourg. Il a notamment promis que les sommes d'argent utilisées par les Etats membres de l'Union pour répondre à cette crise ne seront pas prises en compte dans le calcul du déficit public, limité à 3% par le pacte de stabilité. Pendant ce temps, sur le terrain, les réfugiés continuent d'affluer à la frontière serbo-croate dans des conditions souvent difficiles.

    Les dépenses engagées pour répondre à la crise des migrants ne risque-t-elle pas d’alourdir le déficit public de certains Etats membres de l’Union ? C’est pour répondre à cette inquiétude que Jean-Claude Juncker s’est engagé à un assouplissement des règles du pacte de stabilité.

    « Je peux le dire partout et le chanter sur tous les toits d’Europe. Le pacte est le pacte. Le pacte n’est pas le pacte au sens ancien du terme lorsqu’il s’agit de mettre tous nos efforts au service d’une politique communément agréée et donc, sur base d’une analyse pays par pays, nous allons voir dans quelle mesure il doit être tenu compte du coût entraîné par la politique consacrée aux réfugiés. »

    Mais, a averti Jean-Claude Juncker, il n’y a que les pays qui font un effort conséquent pour résoudre la crise des migrants qui pourront prétendre à une interprétation flexible du pacte de stabilité.

    L'Italie, l'Autriche, pays en première ligne de la crise des réfugiés du fait de leur situation géographique, mais aussi la Belgique, ont demandé à Bruxelles d'appliquer une clause du pacte de stabilité qui permet au déficit public « en cas d'événements exceptionnels » de dépasser le plafond de 3% du Produit Intérieur Brut (PIB) sans encourir de procédure de sanctions. Juncker leur a donc promis d'ajouter « une dose de flexibilité à l'intérieur » du pacte, pour peu que les pays prouvent « qu'ils sont sérieusement affectés par le coût entraîné » par la politique d'accueil.

    Le chef de la Commission a fustigé les pays ne s'impliquant pas assez dans la crise et a demandé aux Etats qui ont promis de l’argent de respecter leur engagement. Sur les 4 milliards d’euros de fonds supplémentaires que l’Union veut consacrer à cette crise, il manque encore plus de 2 milliards.


    Reportage à la frontière serbo-croate

    Le message envoyé par le sommet européen de dimanche est clair : les pays d'Europe du Sud-Est doivent ralentir le flux des réfugiés qui emprunte la route des Balkans pour rejoindre la zone Schengen. Sur le terrain, des milliers de personnes continuent pourtant tous les jours de passer la frontière entre la Serbie et la Croatie.

    La route serpente à travers champs. Pour franchir le poste frontière de Bapska, les réfugiés venus en autocars du sud de la Serbie, sont débarqués en contrebas de la colline qui marque la frontière avec la Croatie.

    Ils doivent encore marcher quelques kilomètres. Des enfants et quelques vieillards traînent le pas. Kousaï et ses amis, eux, ont au moins la chance de voyager ensemble depuis leur départ de Damas, il y a une semaine. « Vous savez que quelqu'un est à vos côtés quand vous en avez besoin. Par exemple, il y a deux jours, il était malade. Nous l'avons conduit à l'hôpital. »

    A Bapska, quelques ONG et des volontaires distribuent de la nourriture et des vêtements chauds. Une aide essentielle, mais qui ne peut remplacer celle que l'Union européenne aurait dû fournir depuis des mois.

    Pavel fait parti d'un groupe de volontaires tchèques présents sur le terrain 24h sur 24 depuis un mois et demi. « Ils peuvent décider ce qu'ils veulent mais c'est trop tard et trop peu. Ils auraient dû faire ça avant. C'est incroyable qu'un vrai camp professionnel n'ait pas été installé. Ce n'est pas un endroit où les familles avec des enfants peuvent passer et se reposer. On sent l'odeur. »

    Quelques tentes dressées dans l'urgence permettent aux familles épuisées de prendre un peu de repos. Sur les bas côté, des montagnes de déchets répandent une odeur nauséabonde. A Bapska, aucune aide européenne n'est encore visible.

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