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    Moyen-Orient

    Réunion à Vienne sur la Syrie: le sort de Bachar el-Assad divise

    media Le ministre français des Affairs étrangères, Laurent Fabius, peu avant l'ouverture de la conférence internationale sur la Syrie à Vienne, vendredi 30 octobre. REUTERS/Leonhard Foeger

    Les ministres des Affaires étrangères des États-Unis, de la Russie, de la Turquie et d'Arabie Saoudite se sont réunis jeudi 29 octobre à Vienne pour travailler à une solution politique à la crise en Syrie. Cette rencontre, qui a été précédée d'une entrevue entre le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue iranien Javad Zarif, sera suivie ce vendredi dans la capitale autrichienne d'une réunion élargie.  La place de Bachar el-Assad dans un éventuel processus de transition politique devrait être au coeur des discussions.

    Pour John Kerry, ces discussions à Vienne représentent la meilleure chance de « sortir de l’enfer ». Pour la première fois, tous les acteurs extérieurs de la guerre civile en Syrie sont présents autour d’une table. Téhéran, qui soutient Bachar el-Assad, avait été tenu à l’écart de Genève 1 et Genève 2, en 2012 et 2014.

    Le secrétaire d’Etat américain a rencontré jeudi après-midi son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, avant de rejoindre les représentants russes, turcs et saoudiens pour une première réunion. Ce vendredi, d’autres délégations – iraniennes et françaises, entre autres – se joignent aux négociations. Il sera question de la place de Bachar el-Assad dans un éventuel processus de transition politique.

    « Un accord sur le fond encore prématu », selon Laurent Fabius

    Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a jugé que plusieurs sessions seraient nécessaires. « Il peut y avoir un accord sur la méthode, mais sur le fond, malheureusement, c’est encore prématuré », a-t-il déclaré. Jeudi soir, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a souhaité que tout le monde se montre « flexible ».

    Un vœu pieux, tant les positions des participants à cette réunion sont divergentes.

    La position de l'Iran sur le dossier syrien n'a pas varié, rappelle notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi : jeudi encore, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères qui se trouve à Vienne en compagnie de Javad Zarif, a déclaré que l’Iran n’avait pas du tout changé de position et soutenait toujours le président syrien. Les Iraniens affirment que l’Iran a été invité parce que les pays occidentaux se sont rendu compte de leur erreur, puisque l’Iran accuse et affirme que les pays occidentaux et arabes soutiennent les groupes rebelles armés, notamment l’organisation de l’Etat islamique où leur politique vise à renforcer ces groupes sur le terrain. Et donc pour Téhéran la priorité n’est pas de parler aujourd’hui d’une solution politique, mais de renforcer le pouvoir en Syrie pour mieux combattre tous ces groupes armés, notamment l’organisation de l’Etat islamique et en venir à bout pour toute la région, non seulement Syrie mais aussi en Irak.

    Certes, la participation de l'Iran constitue un signe de détente de la part des Saoudiens qui ont donné leur aval aux Etats-Unis pour qu'ils invitent Téhéran. Mais l'Arabie saoudite reste inflexible en ce qui concerne l’avenir de Bachar el-Assad, constate notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez. Elle veut son départ sans condition. Les Saoudiens estiment que ni el-Assad ni les opposants n’ont plus leur mot à dire. Cette position sans concession est suivie de près par la France, les pays occidentaux et arabes. Ces pays proches de l’Arabie saoudite proposent de négocier un calendrier de départ du président syrien.

    Soutien indéfectible de Moscou

    A l’inverse, la Russie soutient Bachar el-Assad plus que jamais, rappelle notre correspondante à Moscou, Veronika Dorman. Selon Moscou, laisser le régime s’effondrer ou se désagréger alors que la Syrie est engagée dans une guerre chaotique mettrait en péril l’existence même du pays. C’est donc pour renforcer les positions de l’armée syrienne que la Russie intervient militairement en Syrie. Tout en prétendant attaquer l’organisation État islamique, les frappes russes intensives visent surtout pour l’instant les positions des groupes qui se battent contre l’armée d’el-Assad, y compris celles de l’opposition modérée.

    Vladimir Poutine a reçu Bachar el-Assad au Kremlin la semaine dernière pour entériner son soutien. Il lui a parlé, entre autres, de la nécessité de rechercher rapidement une solution politique au conflit. Un processus que la Russie compte bien superviser. Elle paraît néanmoins prête à accepter une passation de pouvoir en Syrie, à condition toutefois que l’actuel président participe à la transition politique, voire aux prochaines élections. Une position partagée par l'Iran.

    Moscou cherche à imposer son plan de sortie de crise à la communauté internationale comme seule solution viable. Alors que pour certains observateurs, il s’agit encore et toujours d’un plan de sauvetage du président syrien.

    Face à ses divergences, l'opposition syrienne se dit sceptique quant à la possibilité d'un résultat concret à Vienne. « Le fait que cette réunion ait lieu, avec toutes les parties prenantes dans le dossier syrien, c'est une bonne chose. Mais je ne suis pas optimiste sur la possibilité d'une solution au conflit syrien, à l'issue de cette réunion. Les positions des deux camps sont trop éloignées », estime ainsi Walid al-Bounni, membre de l'opposition syrienne en exil.

    Les ministres des Affaires étrangères turc, russe, américain et saoudien se sont rencontrés ce jeudi soir à Vienne, à la veille d'une réunion internationale sur la Syrie. AFP PHOTO / POOL / BRENDAN SMIALOWSKI

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