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    Europe

    Espagne: jeux d'alliance de Rajoy pour contrer les indépendantistes

    media Mariano Rajoy, à Madrid, le 30 octobre 2015. REUTERS/Juan Medina

    Mariano Rajoy a annoncé avoir obtenu l'« accord » des principaux partis pour défendre l'« unité » nationale face aux indépendantistes catalans. Une tentative du chef du gouvernement de reprendre la main avant les élections législatives fin décembre alors que les indépendantistes catalans veulent lancer le processus de sécession juste avant le scrutin.

    « Nous sommes tous d'accord sur la souveraineté nationale, l’égalité des Espagnols et le respect des lois », clame Mariano Rajoy. Mais son front anti-indépendantiste présente une faille : le chef du parti de gauche Podemos s’y oppose. Pablo Iglesias préfèrerait une alliance contre la corruption et les inégalités.

    Podemos reste donc sur ses positions en défendant le principe d’un référendum d'autodétermination et la reconnaissance du fait que l'Espagne est un « pays plurinational ». C’est donc avec les socialistes que Mariano Rajoy a trouvé un accord pour défendre l’unité nationale et également avec Albert Rivera, le chef de Ciudadanos, un parti libéral né en Catalogne justement pour éviter la sécession.

    Ciudadanos est en pleine expansion. Au niveau national, ce jeune parti se retrouve à sept semaines du scrutin au coude à coude dans les sondages avec les socialistes derrière le Parti populaire au pouvoir. Les socialistes et Podemos sont plutôt en perte de vitesse. Le front anti-indépendantiste de Mariano Rajoy qui se traduit par un rapprochement entre conservateurs du parti républicain et libéraux de Ciudadanos pourrait surtout permettre à la droite de rester au pouvoir en Espagne à l’issue des élections.

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