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    Moyen-Orient

    Au Kurdistan, les déplacés irakiens manquent de tout

    media Un enfant irakien, réfugié dans le camp d'Harsham, pousse un autre enfant handicapé sur les chemins boueux du camp. AFP PHOTO / SAFIN HAMED

    Depuis plus d’un an, le Kurdistan irakien est une terre d’asile pour ceux qui fuient la guerre contre l’organisation Etat islamique. La petite région autonome au nord de l’Irak est à la frontière de la Syrie. Elle a déjà reçu plus de deux millions d’Irakiens et de Syriens sur un territoire d'environ cinq millions d’habitants. Vendredi, la maire de Paris, Anne Hidalgo, était à Erbil la capitale. Elle s’est notamment rendue au camp d’Harsham peuplé majoritairement d’Irakiens sunnites qui ont fui l’EI. Le camp compte 1 400 habitants. Reportage.

    Dans une petite baraque, Janna prépare à manger pour ses enfants. Comme le veut la tradition, tous ont les pieds nus, mais sur un sol de béton sans tapis ni chauffage. Janna est Irakienne elle est arrivée dans le camp il y a un an. « Quand l’Etat islamique est entré dans Mossoul, le soir même nous avons quitté la ville. J’ai sept enfants. J’avais une voiture, une maison de 1000 mètres carrés. Nous avons tout laissé là-bas », raconte-t-elle.

    Marwa sa voisine se tient droite la tête haute, rouge à lèvres et bracelets dorés. Un voile en imprimé léopard vient parfaire sa toilette. La jeune Irakienne porte une longue robe qu’elle garde propre malgré la boue qui ankylose les chaussures.

    « A cause de la pluie, les chemins sont devenus inaccessibles. Les camions-citernes ne peuvent plus nous livrer en eau potable. Les professeurs n’ont plus accès à l’école. Nous allons devoir arrêter les cours. Sans école, quel sera l’avenir de nos enfants ? »

    Dans les préfabriqués des organisations humanitaires, Jozef Merkx, coordinateur au Kurdistan du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, se désole : « En août 2014, nous avions beaucoup plus de fonds que cette année. Les gens se focalisent sur la crise en Europe. Ils oublient que dans la région il y a trente fois plus de réfugiés qu’en Europe. »

    Les autorités kurdes craignent l’arrivée massive de nouveaux déplacés. L’armée prévoit de mener une offensive contre l’Etat islamique près de Mossoul.

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