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    Europe

    Migrants en Bulgarie: «Ils nous ont attrapés, ils nous ont frappés»

    media Après l'Autriche qui dresse des barrières métalliques à la frontière slovène, les conditions des migrants se durcissent à l'est de l'Europe. REUTERS/Srdjan Zivulovic

    La crise migratoire se montre aussi à l'est de l'Europe. Les clôtures ont refait leur apparition aux frontières, forçant migrants et réfugiés à parcourir des distances de plus en plus grandes et ce alors que l'hiver approche. Des migrants ont traversé à pied la Bulgarie dans des conditions particulièrement difficiles. Reportage.
     

    Avec notre correspondant à DimitrovgradLaurent Geslin

    Ce matin, ils sont 250 à être arrivés à pied par la montagne. Tous sont épuisés, affamés. Certains n’ont rien mangé depuis quatre jours. Ce sont des Afghans pour la plupart, qui ont dû passer par la Bulgarie, faute de pouvoir payer un bateau entre la Turquie et la Grèce.

    Et ces réfugiés racontent tous la même histoire, la violence de la police bulgare. L'un d'eux, Bilal, parle au nom de ses camarades : « Ils nous ont attrapés, ils nous ont frappés et nous ont envoyés dans un camp. Nous en sommes sortis 20 jours après. Nous sommes arrivés ici quatre jours plus tard, à pied. Nous étions 31 à arriver ici. Nous avons traversé la frontière par cette montagne, à travers la forêt. »

    Des conditions de vie d'une rudesse extrême

    La nuit, les températures descendent jusqu’à moins 2 degrés dans le camp qui ne dispose pas de tentes chauffées. Une fois leur permis de circulation en poche, ces réfugiés reprennent donc rapidement la route. Mincho s’est fait taxi depuis que des migrants passent par Dimitrovgrad, l’occasion de gagner un peu d’argent dans une ville dévastée par le chômage : « Il y a des gens qui me préviennent, des bucherons par exemple. Ils voient passer des gens et ils savent que ce sont des migrants. Ils m’appellent. »

    A côté du bus qui part pour Belgrade, six hommes sont emmitouflés dans des couvertures. Cela fait 24 heures qu’ils attendent. Aucun d’entre eux n’a les 25 euros nécessaires pour payer le trajet jusqu’à la capitale serbe.

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