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    Turquie: à Diyarbakir, la présence policière ne rassure pas l’électeur

    media A Diyarbakir, les forces spéciales sont déployées autour de nombreux bureaux de vote. REUTERS/Sertac Kayar

    C’est jour d'élection en Turquie. Le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan rêve de retrouver la majorité absolue perdue en juin dernier. La campagne s'est déroulée sur fond de violences avec notamment plus de 100 morts, le 10 octobre, lors de l'attentat d'Ankara et un conflit kurde qui s'est réveillé dans le sud-est du pays. Notre envoyé spécial s’est rendu dans les quartiers de Diyarbakir, la grande ville du Sud-Est à majorité kurde, et a constaté la présence des forces spéciales devant des bureaux de vote.

    Avec notre envoyé spécial à Diyarbakir, Nicolas Falez

    Des blindés équipés de mitrailleuses, stationnés devant les bureaux de vote, et des hommes en arme autour des véhicules. Cela se passe dans le quartier de Sur à Diyarbakir, quartier qui porte encore les traces des affrontements violents de ces dernières semaines. Il y a des impacts de balles sur certaines façades et des murs noircis de fumée.

     ► A (RE)ECOUTER : Elections en Turquie: Diyarbakir porte encore la trace des combats (Reportage international)

    Pour une électrice sortant du bureau de vote, ce déploiement de forces spéciales lui rappelle de mauvais souvenirs : « Oui, à ce moment-là, le quartier est resté bloqué une semaine. On était coincés ici. On n’avait pas d’eau, pas d’électricité. On était prisonniers de nos propres maisons. »

    Cette habitante du quartier nous dit fièrement qu’elle a voté pour le Parti démocratique des peuples (HDP), le parti de gauche pro-kurde, ultra majoritaire dans cette région du sud-est de la Turquie.

    C’est d’ailleurs le choix de tous les électeurs rencontrés par RFI, sans exception, comme ce jeune homme qui, lui aussi, vient de glisser son bulletin dans l’urne : « Nous avons voté pour le HDP, c’est comme voter pour nous. Même si on nous met une balle dans la tête, nous irons voter pour le HDP. »

    Le jeune homme regarde d’un œil noir les policiers présents devant le bureau de vote puis ajoute : « C’est parce que c’est jour d’élection qu’il ne se passe rien, mais s’ils reviennent demain alors les affrontements pourraient recommencer... »

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