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    Europe

    Allemagne: le constructeur Volkswagen à nouveau dans la tourmente

    media Le logo de Volkswagen représenté sur une concession automobile près de Bonn, le 4 novembre 2015.

    Après l'affaire concernant les faux résultats aux tests antipollution, le géant allemand de l'automobile se trouve au coeur d'une nouvelle affaire. Il s'agit cette fois des émissions de CO2 de certains véhicules qui seraient supérieures aux indications données par le constructeur. Angela Merkel appelle à faire la lumière sur cette nouvelle accusation.

    Une usine à gaz, c’est un peu à quoi ressemble de plus en plus le scandale Volkswagen. Depuis six semaines, ce sont les gaz d’azote qui défraient la chronique : onze millions de véhicules Diesel dans le monde ayant été équipés d’un logiciel faussant les résultats des tests antipollution, les émissions étant maintenues à un niveau artificiellement bas durant les contrôles, le tout afin d’améliorer les performances des véhicules.

    Sur les douze marques du géant automobile, cinq sont concernées : Volkswagen, Audi, Seat, Skoda et les utilitaires VW. Ces véhicules vont devoir être rappelés par le constructeur allemand au cours de l’année 2016. Le coût pour ce dernier s’élèverait à six milliards d’euros. Des pénalités et des plaintes menacent par ailleurs Volkswagen et pourraient coûter bien plus à l’entreprise.

    Lundi, l’agence américaine de protection de l’environnement qui avait révélé la tricherie accusait par ailleurs Volkswagen d’avoir installé des logiciels truqueurs sur des moteurs diesel plus puissants équipant des modèles Audi et Porsche. Les ventes des 4 X 4 Cayenne de cette dernière marque du groupe Volkswagen ont été suspendues aux Etats-Unis et au Canada.

    Le constructeur au coeur d'une nouvelle affaire

    Mais une autre affaire vient se greffer sur ce scandale des logiciels truqués qui défraie la chronique depuis la mi-septembre. Volkswagen a reconnu mardi que 800 000 véhicules de différentes marques émettent plus de dioxyde de carbone que ce que précisent les normes techniques de ces voitures. Pour les clients du constructeur, rien ne change dans la pratique, mais Volkswagen va devoir modifier le descriptif des spécifications techniques de ces véhicules. Il s’agit cette fois du fameux CO2 au cœur des débats sur le réchauffement climatique.

    Cette dernière affaire pourrait cependant avoir des conséquences au niveau européen et national. Bruxelles demande des éclaircissements et des amendes pourraient le cas échéant être adoptées contre le constructeur si les émissions réelles de CO2 étaient supérieures aux normes fixées par l’Union européenne.

    Des conséquences fiscales importantes

    En Allemagne, l’affaire pourrait avoir des conséquences fiscales, car l’impôt sur leur véhicule dont s’acquittent les usagers est également lié au niveau d’émissions de CO2 de ce dernier. Si la taxe prélevée par l’Etat devait être supérieure au niveau actuel, Volkswagen pourrait être contraint de payer la différence. Le gouvernement à travers le porte-parole d’Angela Merkel a jugé ces nouvelles révélations « sérieuses » et demandé au constructeur de faire la lumière « de façon transparente et exhaustive » sur les différentes accusations en cause.

    Ces différents volets de l’affaire Volkswagen ont des conséquences négatives pour l’entreprise. Le tout puissant patron Martin Winterkorn a dû se retirer. Son successeur venu de la filiale Porsche Matthias Müller doit encore faire ses preuves. Les résultats de Volkswagen sont passés dans le rouge au troisième trimestre, pour la première fois depuis 15 ans. L’action a perdu 40 % de sa valeur depuis la mi-septembre et dévissait de 8% mercredi.

    Des coûts importants menacent le constructeur automobile. Et sa réputation est égratignée. Au-delà, c’est un pilier du « made in Germany » qui est atteint et l’image d’honnêteté des ingénieurs allemands, même si cette dernière fait plus partie des clichés cultivés à l’étranger. En Allemagne même, de nombreuses affaires ont frappé différentes entreprises et contribué à remettre en cause depuis longtemps la réputation de probité de plusieurs géants nationaux.

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