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    Europe

    Le Kosovo laissé à la porte de l’Unesco

    media Le monastère Decani au Kosovo, un site classé au patrimoine mondial de l'humanité. AFP PHOTO/ARMEND NIMANI

    Le Kosovo a échoué ce lundi 9 novembre à devenir un nouvel Etat membre de l’Unesco. Il a manqué trois voix à l’ancienne province serbe, lors d’un vote tenu au siège de l’organisation à Paris. Un échec accueilli avec soulagement par la Serbie et la Russie.

    Le Kosovo ne fera pas son entrée à l’Unesco (l’organisation des Nations unies pour la science, l’éducation et la culture). La demande d'adhésion de Pristina n’a pas atteint la majorité des deux tiers nécessaires, lors du vote au siège de l’organisation à Paris ce lundi. L’ancienne province serbe qui a déclaré unilatéralement son indépendance en 2008 a échoué de trois voix seulement.

    Pendant que les autorités kosovares tentent de relativiser ce revers, la Serbie et la Russie se réjouissent. « Il s'agit d'une victoire juste et morale acquise dans des conditions presque impossibles », a salué le président serbe Tomislav Nikolic. La Serbie, qui considère le Kosovo comme le berceau de sa civilisation, refuse de reconnaître l’indépendance de son ancienne province.

    L'entrée du Kosovo à l'Unesco aurait impliqué le transfert de la gestion de plusieurs sites religieux aux autorités de Pristina. Une disposition contre laquelle Belgrade a mis en garde dans sa campagne contre cette adhésion, évoquant des dégâts et des pillages subis par ses lieux saints depuis le conflit entre la guérilla indépendantiste albanaise et les forces serbes à la fin des années 1990.

    « Nous candidaterons encore »

    Les quatre monuments inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité au Kosovo sont des monastères médiévaux orthodoxes. Par craintes de dégradations, ils sont toujours gardés par les forces internationales de la Kfor.

    Le résultat du vote à Paris est donc vécu comme un soulagement par l'Eglise orthodoxe serbe. Cette dernière appelle dans un communiqué « au dialogue et à l'édification de la confiance comme seul moyen de résoudre tous les problèmes ».

    De son côté, Pristina ne s’avoue pas vaincue. « La destinée du Kosovo ne peut pas être stoppée, et nous candidaterons encore », a réagi sur Facebook le ministre des Affaires étrangères Hashim Thaçi.

    Mais pour l’heure, la décision de l’Unesco prive non seulement le pays le plus pauvre des Balkans de la gestion des lieux saints, mais aussi de nombreux prix et programmes internationaux dans le domaine de l’éducation et de la culture.

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