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    Europe

    Dopage dans l'athlétisme russe: accablement dans la presse

    media Le siège de l'agence mondiale antidopage à Montréal. REUTERS/Christinne Muschi

    L'athlétisme russe est mis au ban du sport international par l'agence mondiale antidopage (AMA). Dans son rapport au vitriol dévoilé hier, celle-ci ne se contente pas d'accabler certaines athlètes russes, elle affirme en outre que le dopage en Russie n'aurait pu exister sans l'assentiment du gouvernement russe. La Fédération internationale d'athlétisme a donné à la Russie jusqu'à la fin de la semaine pour s'expliquer. Ce matin une vive émotion est palpable et se reflète dans les kiosques russes, à la une des journaux. La presse française n'est pas en reste. Le scandale est mondial.

    Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

    L'agence mondiale demande que le laboratoire et l'agence russe antidopage perdent leurs accréditations, et que la Fédération russe d'athlétisme soit suspendue pour les prochaines compétitions, dont les Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro. La menace est telle que la presse russe ce mardi matin reflète l'inquiétude et l'indignation qui se sont emparé du pays, après la publication d'un rapport sans concession de l'AMA. « C’est l’attaque la plus importante de tous les temps contre le sport national », titre le journal Kommersant.

    Pour un autre quotidien, Moskovski Komsomolets (MK), « tout le monde se dope, tout le monde en prend, mais c’est la Russie qui est punie ». Pour MK, ce scandale était prévisible car il y a du dopage partout dans le sport. « C’est un problème mondial mais en Occident, l’industrie du dopage est plus développée et on parvient mieux à le cacher. »

    L'AMA ne doit pas « tomber dans l'arbitraire »

    Kommersant écrit que ce « rapport porte un coup dur à l’image du sport en Russie ». Mais le journal estime que le but de l’AMA et de la Fédération internationale d’athlétisme n’est pas d’exclure la Russie, mais il faut, poursuit le journal, que les autorités russes sachent répondre intelligemment aux accusations, prennent des mesures rapides. Si tout cela est fait, espère encore Kommersant, la Fédération internationale devrait se contenter de sanctions symboliques.

    En attendant, tous les journaux reprennent les propos du ministre des Sports, Vitali Moutko, qui affirme que la Russie « va étudier le rapport de l’AMA » et qu’« elle suivra ses recommandations ». L'affaire est prise au sérieux, insiste-t-il. Mais il affirme aussi que la Russie fait déjà beaucoup pour lutter contre le dopage et il s’étonne que les établissements russes spécialisés, notamment le laboratoire antidopage qui recevait il y récemment les félicitations des instances internationales, soit subitement montré du doigt. « Il y a six mois, tout allait bien, et maintenant tout est mauvais », ironise-t-il.

    Vitaly Moutko affirme avoir beaucoup de respect pour l'AMA, mais, ajoute-t il, « il ne faut pas qu'elle tombe dans l'arbitraire ». En tout cas, il soutient le chef de l'agence russe et le laboratoire auquel il est notamment reproché d'avoir détruit 1 400 échantillons biologiques de sportifs russes. Il demande enfin que la mise en cause de quelques athlètes ne rejaillisse pas sur l'ensemble de la Russie.

    Des échos fracassants en France

    Ancien champion d'Europe du 110 mètres haies (1986), ancien entraîneur, le Français Stéphane Caristan accueille avec soulagement les révélations de l'AMA. Pour lui, c'est un premier pas significatif : « Ce qui sort aujourd’hui, c’est ce que j’ai dans ma tête depuis des années, c’est des doutes, des interrogations. Le problème, c’est que dans le milieu, on est plus ou moins informés sans nécessairement avoir des preuves tangibles. Mais ça se savait, ça se sentait. C’est donc une mauvaise chose, mais c’est une bonne chose parce que, tant qu’on n’avait pas affaire à un coup comme celui-là, on aurait continué à faire des petits coups par-ci, par-là, des aménagements. Et on n’aurait pas assez avancé assez vite à mon goût. »

    Mais ce déballage médiatique ne doit pas s'arrêter là, selon l'athlète : « Sebastian Coe, le nouveau président de la Fédération internationale d'athlétisme élu cet été au mois d’août, a un passé qui plaide en sa faveur sur une certaine poigne. Il a tout intérêt à aller dans ce sens-là. »

    Le scandale éclabousse bien au-delà de cette seule discipline et au-delà des seules frontières de la Russie, estime la presse française. Si c'est bien un « lundi noir à Moscou », titre le quotidien L'Équipe, cette affaire de dopage et de corruption « assomme le sport mondial », juge Le Figaro. Avec moult détails, le quotidien conservateur décrit la teneur d'un « rapport à la dynamite » de l'AMA qui, en s'attaquant à l'État russe, « s'engage surtout sur un terrain géopolitique glissant ».

    La revue de presse française du 10 novembre


    Lamine Diack largement soutenu au Sénégal

    L'ex-président de la Fédération internationale d'athlétisme est soupçonné d'avoir fermé les yeux sur des cas de dopage en échange de sommes d'argent. L'Agence mondiale antidopage a déclaré lundi avoir transmis ses enquêtes à Interpol. La justice française l'a déjà mis en examen pour corruption entre autres.

    La Fédération sénégalaise d’athlétisme a tenu hier soir sa première réunion spéciale après la mise en examen de Lamine Diack par la justice française. Elle apporte, comme on pouvait s’y attendre, son soutien à l’ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). Les dirigeants sénégalais sont convaincus que Lamine Diack n’est pas mêlé à ce scandale.

    Toujours dans les milieux du sport sénégalais, ce commentaire de l’ancien international de football, El Hadji Diouf. Il pense que tout cela ressemble à de « l’acharnement » contre l’ex-patron de la Fédération internationale d’athlétisme. De même, Amadou Dia Ba, l’unique médaillé olympique du Sénégal, c’était à Séoul en 1988, a déclaré : « Je suis abattu. Le président a beaucoup fait pour le sport sénégalais et ce qu’il représente pour nous tous quand nous étions jeunes, cette image du président Lamine Diack, ce qu’il incarne, ses valeurs et tout ça ».

    Mais au premier rang des soutiens à Lamine Diack, il y a le gouvernement du Sénégal. Le ministre des Sports Matar Ba, dès le lendemain de la révélation de cette affaire, est intervenu pour dire que le gouvernement du Sénégal soutient Lamine Diack, « un compatriote en difficulté », même si un ancien ministre des Sports estime que le gouvernement ne devait pas à ce stade de l’affaire se prononcer sur la question.

    Dans les médias sénégalais, les lignes éditoriales sont largement en faveur de Lamine Diack. Mais les spécialistes n’ont pas manqué de souligner que les journalistes devraient quand même rester à l’écart et prendre du recul dans cette affaire.

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