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    Europe

    Sommet de Malte: l'Union européenne met la main à la poche

    media Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de l'Union africaine, présente à La Vallette ce 12 novembre, à la même table que l'Union européenne pour évoquer la gestion de la crise migratoire. REUTERS/Darrin Zammit Lupi

    Le sommet de Malte s'est achevé ce jeudi midi. Après 24 heures de discussions, un plan d'action commun a été adopté. Il comporte plusieurs mesures concrètes, à commencer par  celle de l'Union européenne de débloquer 1,8 milliard d'euros au profit d'un fonds d'aide à l'Afrique. Objectif : freiner l'exode des migrants vers l'Europe. Chacun des 28 Etats membres est invité à compléter la somme pour doubler la mise. Pour l'instant, les promesses des pays européens atteignent seulement 78 millions d'euros. D'autres dispositions ont été décidées.

    Avec notre envoyé spécial à La Valette,  Léonard Vincent

    Le Premier ministre maltais Joseph Muscat, le président du Conseil européen Donald Tusk et le président en exercice de la Communauté économiques des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Macky Sall, sont venus présenter devant la presse « un compromis » entre l’Europe et l’Afrique.

    Après la création d’un fonds de 1,8 milliard d’euros pour soutenir les économies locales et la gestion des réfugiés en Afrique, les dirigeants des deux continents ont donc signé, malgré les désaccords avoués, une déclaration politique commune et un plan d’action avec une série de projets pour l’année qui vient. Concrètement l’Europe s’engage, par exemple, à doubler le nombre de visas et de bourses pour les étudiants et les chercheurs africains, notamment dans le cadre du programme d'Erasmus Plus.

    La contrepartie, la question épineuse, de la réadmission des déboutés du droit d’asile donne lieu pour l’instant à un projet pilote, faute d’accord plus global. Ce projet concerne dix pays africains, volontaires, qui doivent envoyer un Europe des officiers d’immigration chargés de déterminer la nationalité des migrants en situation irrégulière.

    Enfin au Niger, une équipe conjointe d’enquêteurs sur le trafic d’êtres humains va être déployée, un projet qui pourrait servir de modèle s’il est efficace.

    Poursuivre le dialogue

    Pour le président sénégalais Macky Sall, tout n'est pas parfait : l'Europe, juge-t-il, « insiste beaucoup trop » sur la nécessité pour les pays africains de réadmettre davantage de migrants renvoyés d'Europe. Sur cette question du retour d'Africains en situation irrégulière en Europe, « je pense que l'Europe insiste beaucoup trop sur cet aspect », alors que « cette question est déjà traitée par les accords qui lient l'UE et les Etats africains », a déclaré Macky Sall devant des journalistes. Les migrants africains vers l'Europe « ne sont pas aussi nombreux qu'on le dit », a-t-il par ailleurs estimé, s'interrogeant sur le bien-fondé de « toute cette énergie » dépensée sur la question des migrants africains vers l'Europe. Cependant, même le sommet n’est pas totalement satisfaisant pour les Etats africains, le président sénégalais a souligné l’importance d’un tel dialogue avec les Européens, et surtout l’importance que celui-ci continue dans les mois qui viennent.

    C'est aussi l'avis du directeur général de l'Organisation internationale des migrations (OIM), William Swing, qui a exprimé sa satisfaction de voir les Européens et les Africains parler enfin d'un sujet sensible. « D'une part, je pense que le fait que ce sommet ait eu tout simplement lieu est une bonne chose. Ensuite, c'est la première fois que les deux institutions, UE et UA, s'asseoient à la même table, pour parler migration, et ceci est très important. Important pour l'avenir : vous avez d'un côté une Europe qui vieillit et un Sud jeune et largement sans emploi. Alors il va y avoir besoin de dialogue et de coopération, de partenariat, de responsabilité partagée. Ce genre de rencontre, je l'espère, est amené à se répéter. »

    Un premier bilan sera tiré par les deux parties début 2017.

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