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    Europe

    Migrants: à Malte, les Européens se tournent à nouveau vers la Turquie

    media Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le président du Conseil européen, Donald Tusk, au sommet de Malte sur les migrants, le 12 novembre 2015. AFP PHOTO / MATTHEW MIRABELLI

    Après le sommet UE-Afrique consacré au problème des migrations, les pays européens se sont retrouvés entre eux à La Valette pour faire le point sur les mesures prises ces dernières semaines pour faire face à l'afflux de réfugiés. Les responsables européens ont annoncé la tenue « le plus vite possible » d'un sommet avec la Turquie. L'objectif étant de la convaincre de freiner le flux de réfugiés qui a complètement débordé, ces derniers jours, plusieurs pays européens.

    Avec notre envoyée spéciale à La Valette, Anastasia Becchio

    La Turquie, acteur central dans la gestion de la crise des migrants, était au coeur des discussions de ce sommet express de La Valette. Réunion à 24 et non 28, puisque les chefs de gouvernement du Royaume-Uni, de l'Irlande, du Portugal et de la Pologne étaient absents.

    Depuis le sommet européen de la mi-octobre à Bruxelles, et les promesses faites à Ankara en contrepartie de son aide, les choses n'ont pas beaucoup avancé. La Turquie était en élection, a expliqué François Hollande, un gouvernement va être constitué, mais c'est « une étape trop longtemps différée qui doit être maintenant franchie », a souligné le président français.

    Le mois dernier, les 28 avaient promis de dégager trois milliards d'euros sur deux ans. En échange, Ankara doit s'efforcer de mieux accueillir les réfugiés - sur les 2,2 millions, la plupart sont des Syriens -, d'accepter plus de réadmissions de personnes refoulées de l'Union européenne. Moins de 150 personnes ont été transférées d'Italie et de Grèce vers d'autres pays membres, sur les 160 000 prévues, a rappelé Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, qui a d'ailleurs fait les comptes : à ce rythme-là, les opérations de relocalisations ne seront achevées qu’en 2101.

    Les pistes de financement de l'aide à Ankara

    Il faut avancer et renforcer les contrôles aux frontières soulignent les responsables européens : « s'il y avait des réfugiés qui venaient en Europe en aussi grand nombre que ces dernières semaines, ce serait insupportable pour certains pays », a plaidé François Hollande. Des pays, qui comme la Suède, décident de rétablir le contrôle de leurs frontières.

    Mais cette promesse d'aide génère un autre casse-tête pour les leaders européens : son financement. Pour cela, Jean-Claude Juncker a mis sur la table une proposition de fonds, qui fonctionnerait sur le principe de contribution obligatoire des Etats, calculée selon le PIB : ainsi, la part française s’élèverait à environ 386 millions d’euros, l’Allemagne mettrait 534 millions. Il ne s’agit là que d’une piste : les financements n’ont pas encore été arrêtés, affirme François Hollande.

    Autre carotte agitée au nez d'Ankara : les Européens ont proposé de reprendre le processus censé mener à une adhésion à l’Union. Seulement, le manque de respect des libertés publiques, les pressions exercées sur les médias, la répression de la minorité kurde ne sont pas de nature à faire avancer rapidement les négociations en ce sens.

    Impliquer davantage de pays concernés

    Le temps qui presse reste donc le vrai leitmotiv de ce sommet. « Sauver Schengen est une course contre la montre », prévient ainsi Donald Tusk. Le président polonais du Conseil européen s'entretiendra du sujet avec le président turc lundi prochain en marge du sommet du G20. Il a bon espoir que les deux parties s'entendent : « Nous sommes confiants dans le fait que nous pourrons établir des relations bénéfiques pour les deux parties, qui nous permettront de faire face à la crise actuelle. Avec le président Juncker je rencontrerai le président Erdogan et le Premier ministre Davotuglu lundi prochain en marge du sommet du G20. »

    Et le Polonais Tusk d'insister à nouveau sur « le temps qui tourne » et la nécessité d'impliquer un plus large cercle de pays concernés par ce large phénomène : « Nous sommes prêts à tenir un sommet spécial des 28 Etats membres avec la Turquie, le plus tôt possible. Nous sommes sous pression, nous devons agir vite, en restant unis, et en coopération avec nos partenaires et notamment la Turquie. Mais la Turquie ne doit pas être notre seul partenaire. Nous ne devons pas perdre de vue le Liban et la Jordanie, mais aussi les pays des Balkans occidentaux ; ils sont aussi nos alliés. »

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