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    G20: les attentats de Paris au cœur du sommet

    media Le président américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron lors d'une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris et d'Ankara, le 15 novembre 2015 lors du G20 à Antalya en Turquie. REUTERS/Jonathan Ernst

    Le sommet du G20 s’est ouvert ce dimanche 15 novembre à la mi-journée, à Antalya en Turquie. Avec un ordre du jour chamboulé par les attentats à Paris et Saint-Denis.

    Les dirigeants du G20, réunis ce dimanche 15 novembre à Antalya en Turquie, semblent d’accord sur une chose : il faut durcir la lutte contre le terrorisme. Les attentats de Paris et Saint-Denis bousculent l'ordre du jour et s'invitent à chaque instant dans les débats, rapporte notre envoyée spéciale, Dominique Baillard.

    L'ouverture de ce sommet a été marquée par des moments d'émotion. En l'accueillant Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères qui représente François Hollande, sur le perron de l'hôtel Regnum où se retrouvent les chefs d'Etat, le président turc Recep Tayyip Erdogan a échangé avec lui une poignée de main appuyée. Les deux hommes ont longuement discuté.

    Une minute de silence a ensuite été observée en hommage aux victimes des récents attentats de Paris et d'Ankara, au début de la séance consacrée à la croissance. Il y a eu ensuite les mots pour appeler au sursaut, à la lutte renforcée contre le terrorisme. Une ligne partagée par tous les chefs d'Etat et de gouvernement présents. Pendant le déjeuner où il était officiellement question de climat, le président turc a appelé les dirigeants du monde entier à honorer le rendez-vous de la COP21 dans 15 jours à Paris. Annuler cette conférence serait un signe de faiblesse envoyé aux terroristes.

    Nouvelle stratégie des Etats-Unis

    La réunion des grands de ce monde doit apporter des réponses « très dures » à cette menace planétaire, a affirmé Erdogan lors d'une conférence de presse commune avec Barack Obama, arrivé très tôt dimanche matin. Le président américain a promis de redoubler d’efforts pour éliminer l’organisation Etat islamique.

    Barack Obama compte consulter les chefs d'Etat réunis en Turquie sur une stratégie plus agressive. Jusqu'à présent, il considérait le groupe Etat islamique comme un problème régional. « Nous avons contenu la menace en Irak et Syrie », déclarait-il à la télévision quelques jours avant les attentats.

    Après les attaques menées à Paris, il est contraint de l'admettre : la menace est mondiale et le groupe EI pourrait même frapper sur le sol américain. « Le meurtre d'innocents n'est pas seulement une attaque contre la France mais contre le monde civilisé », a déclaré le président Obama ce dimanche, assurant la coopération des Etats-Unis dans la traque des commanditaires des attentats.

    A Washington, les experts commencent à évoquer la nécessité de détruire totalement le sanctuaire du groupe terroriste en Irak et en Syrie. Mais cela risque d'être difficile sans intervention militaire au sol. Une option toujours fermement écartée par Barack Obama.

    Les Etats-Unis ont pour la première fois bombardé l'organisation EI en Libye, éliminant dans une frappe aérienne l'Irakien Abou Nabil, présenté comme le chef du mouvement terroriste dans le pays. Une première illustration de l'ajustement attendu dans la stratégie américaine de lutte contre le groupe jihadiste.

    L'appel de l'Europe à la Russie

    Vladimir Poutine, lui, appelle la communauté internationale à unir ses efforts. Encore faudrait-il que les objectifs de la Russie soient les mêmes que ceux des autres pays membres du G20.

    Donald Tusk, le président du Conseil européen, a été à ce sujet très explicite. Il demande à la Russie de changer de stratégie en Syrie. « L’intervention militaire russe au sol en Syrie doit se concentrer plus sur l’organisation Etat islamique parce qu’on ne peut pas accepter une action contre l’opposition modérée. Le seul résultat des attaques contre l’opposition modérée sera une nouvelle vague de réfugiés », soutient-il.

    Difficile d’imaginer que des propos aussi clairs soient retranscrits dans la déclaration que les chefs d’Etat et de gouvernement prévoient de faire sur le terrorisme à l’issue du sommet. Le G20 est une instance de concertation. Un cercle dans lequel on ne prend pas de décision contraignante. Mais les dirigeants s’engagent à travailler dans le même sens.


    Lutter contre le financement de l'EI

    Pour lutter contre le terrorisme il faut s'attaquer au financement. En commençant par traquer tous les mouvements d'argent suspects. C'est ce que compte faire le G20 en demandant au Gafi, l'organisme international chargé de coordonner les travaux effectués dans chaque pays en la matière. Cette politique a été abordée dimanche soir au dîner consacré au terrorisme. Michel Sapin le ministre de l'Economie et des Finances explique comment les Etats vont faire pour resserrer les mailles du filet.

    Daech se finance par du trafic de pétrole. Au bout du baril de pétrole, il y a un échange d'argent. Cet échange, on doit le repérer parce qu'il est anormal que quelqu'un puisse acheter de l'essence de cette manière-là.
    Michel Sapin, ministre de l'Economie et des Finances 16/11/2015 - par Dominique Baillard Écouter

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