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    Europe

    Attaques à Paris: la Belgique accusée de laxisme

    media Un soldat belge patrouille dans l'aéroport de Bruxelles, le 18 novembre 2015. AFP PHOTO / BELGA / DIRK WAEM

    Après les attentats à Paris, la Belgique est mise en cause dans les médias locaux, mais aussi à l’extérieur de ses frontières, pour avoir laissé une cellule jihadiste fomenter les attaques en France depuis Bruxelles.

    La police belge avait interrogé début 2015 les deux frères Abdeslam, dont l’un s’est fait exploser vendredi à Paris et l’autre est toujours recherché. Les services belges savaient que les deux frères s’étaient radicalisés et qu’ils pourraient se rendre en Syrie, mais la police ne les a pas soumis à une surveillance particulière.

    Selon un porte-parole du parquet, « ils ne montraient pas de signe d’une possible menace ». Les médias belges, eux, déplorent le manque d’enquêteurs arabophones au sein des services et l’éparpillement des centres de décision. En effet, la prévention relève des communautés flamande et francophone, la police judiciaire et le renseignement dépendent du niveau fédéral, tandis que la police de proximité est divisée à Bruxelles en six zones quasi autonomes.

    Pendant longtemps, la multiplication des gouvernements en Belgique et des prérogatives de chacun a créé une faille. Pendant longtemps aussi, le pays a laissé entrer sur son territoire des prédicateurs salafistes.

    La Belgique semble avoir mis du temps à prendre la mesure de la menace. Il aura fallu attendre 2014 et les premières initiatives franco-belges pour lutter contre la radicalisation et le départ de volontaires jihadistes vers la Syrie et vers le Proche-Orient, pour que les forces belges de sécurité et de renseignement se mobilisent plus. Il aura surtout fallu attendre le démantèlement de la cellule de Verviers, ville de l’est du pays, proche de la frontière allemande, pour que soit créé un Conseil national de sécurité en Belgique, et qu'un centre de crise prenne véritablement la mesure du problème et que la Belgique fasse beaucoup plus.

    Un calcul politique et économique à courte vue

    Pour se défendre, les autorités belges rappellent que depuis le début de l’année, plus de 160 condamnations ont été prononcées pour radicalisme. Les Belges disent aussi avoir payé le prix du sang lors de l’attentat contre le Musée juif de Bruxelles, dont on souligne ici qu’il était l’œuvre d’un Français revenu de Syrie. Dans les deux cas, réagit-on encore, aucune indication particulière n’avait été communiquée par les services français.

    Mais au-delà de ces obligatoires protestations, il est clair que la Belgique ne s'est jamais donnée les moyens de contrer un fléau qui s’est progressivement installé sur son territoire. Nombre de responsables politiques ont fait le calcul criminel, et à courte vue, que détourner le regard suffirait à garantir qu’il ne se passerait rien en Belgique, tout en permettant des économies dans les services de sécurité.

    Car tout a concouru au désastre sécuritaire belge du moment : le laxisme à arrière pensée électorale, les autorités municipales molenbeekoises, le morcellement des services de renseignement et de sécurité, le peu de moyens spécialisés et notamment linguistiques de ceux-ci, ou encore la capacité des politiques à prendre la mesure du risque. Mais il est impossible de dire que l’un de ces dysfonctionnement est davantage responsable qu’un autre de la situation actuelle. C’est un assemblage fatal qui a échappé à tout contrôle.

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