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    Europe

    Déradicalisation : l'exemple britannique intéresse la France

    media Le Premier ministre britannique David Cameron lors d'un module sur le signalement des discours haineux sur Internet. AFP/Paul Ellis

    Le 19 novembre, le Premier ministre Manuel Valls a évoqué la création d'une structure de prise en charge des jeunes radicalisés. En Grande-Bretagne, un programme similaire, né il y a trois ans et baptisé «Channel», a montré récemment ses limites.

    Manuel Valls a annoncé le 19 novembre à l'Assemblée nationale la création, d'ici à la fin de l'année, d'une «structure» de prise en charge des jeunes Français radicalisés. La France veut s'inspirer entre autres du modèle britannique. En Grande-Bretagne, il n'existe pas de centre de déradicalisation avec des pensionnaires mais un programme lancé il y a trois ans apporte une aide à des jeunes identifiés comme vulnérables. Néanmoins ce programme est loin de faire l'unanimité.

    Baptisé «Channel», ce programme, qui a démarré en avril 2012, vise à apporter une aide aux jeunes déjà radicalisés ou en danger de radicalisation. Il implique des policiers, des travailleurs sociaux, des psychologues et des experts religieux. Depuis son lancement, il y a eu plus de 4 000 signalements et des centaines de personnes risquant de basculer dans l'extrémisme violent ont reçu une aide.

    Stratégie controversée

    Mais la cadence s'est brusquement accélérée cet été depuis que la loi oblige notamment les écoles et les municipalités à signaler ces personnes. Rien qu'entre juin et août derniers, quelque 800 cas ont été référés. D'après le gouvernement, certains ont ainsi pu être rattrapés alors même qu'ils s'apprêtaient à prendre un avion vers la Syrie.

    Mais l'efficacité du programme Channel qui s'inscrit dans une stratégie plus large baptisée «Prévention» a été remise en cause ces derniers mois après plusieurs cas d'adolescents filles et garçons partis rejoindre les jihadistes et aussi la révélation qu'un jeune terroriste de 15 ans qui avait fomenté un projet d'attaques en Australie, faisait partie de cette initiative. Pour ses détracteurs, cette stratégie controversée ne fonctionne tout simplement pas et ils reprochent au gouvernement un manque de ressources financières et humaines.


    ■ Le Danemark tend la main à ses anciens jihadistes

    Avec notre correspondante à Copenhague, Sung-Shim Courier

    Plusieurs villes du pays ont mis des programmes en place mais la municipalité d’Aarhus a particulièrement fait parler d’elle et de son fameux modèle. La ville a attiré de nombreuses délégations du monde entier.

    Le programme de déradicalisation pour anciens jihadistes existe à Aarhus depuis 2013. A leur retour de Syrie, les jeunes sont approchés par les autorités danoises. Pas pour leur prendre leurs passeports, mais pour leur proposer de l’aide, pour trouver un logement, du travail ou pour reprendre des études. Il existe aussi un réseau pour aider les parents.

    Sur le papier, tout semble presque trop beau pour être vrai. En réalité, ils sont très peu à être passés par ce programme parce que la participation se fait sur une base volontaire. La méthode est parfois qualifiée de « méthode douce et naïve » par ses détracteurs. Certains lui ont reproché de ne pas aborder suffisamment la dimension idéologique.

    Quant à savoir si elle est vraiment efficace, difficile à dire à ce stade. Car la méthode est toujours en cours d’amélioration. Mais le commissaire de la police d’Aarhus, Allan Aarslev cite des chiffres. En 2013, trente-et-un jeunes sont partis d’Aarhus pour la Syrie et l’année suivante, la police n’enregistrait qu’un seul départ.

    Actuellement, la ville d’Aarhus et la police de la région travaillent à la mise en place d’une plate-forme internationale de dialogue. Le but : partager les connaissances de chacun sur la radicalisation. Un réseau qui réunit déjà plus d’une vingtaine de villes dans le monde entier.

    Chronologie et chiffres clés
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