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    Europe

    Attentats de Paris: les jeunes Italiens solidaires de leurs «cousins»

    media Malgré les mesures sécuritaires, de nombreux jeunes Italiens appellent à plus d'ouverture. AFP PHOTO / ANDREAS SOLARO

    Depuis les attaques à Paris, l’Italie est passée au niveau 2 de l’alerte de sécurité, soit un cran en dessous du niveau maximal déclenché en cas d’attentat. Deux mille hommes sont déployés à Rome, où le Jubilé de la Miséricorde sera inauguré le 8 décembre. Des renforts ont également été envoyés à Milan, Florence, Bologne ou encore Naples. ll faut préciser que l’Italie est un des pays cité comme « une des cibles prioritaires » du groupe Etat islamique. Dans ce contexte, comment se projettent les jeunes Italiens ? Quels sont leurs sentiments ? Comment comptent-ils s’engager en tant que citoyens européens ?

    De notre correspondante à Rome,

    Depuis ces deux derniers jours, on observe une présence beaucoup visible des forces de l’ordre à Rome. Plus de militaires dans les stations de métro, les gares, les aéroports de Ciampino et Fiumicino. Des renforts importants aux abords du Vatican, du Colisée, dans le centre historique, près de la synagogue ou encore aux alentours de la mosquée située dans la partie nord de la ville. Cette mosquée inaugurée en 1995, et pouvant accueillir 12 000 fidèles, est la plus grande d’Europe.

    Ce qu’il faut dire aussi, c’est que depuis jeudi, les fausses alertes à la bombe se multiplient. Les trois lignes du métro romain ont dû être interrompues à plusieurs reprises suscitant, à chaque fois, des mouvements de panique.

    Mais le climat qui règne à Rome est incomparable à celui que connaissent les Parisiens, en ce moment. Dans le centre, on voit tout de même beaucoup de touristes, de toutes nationalités, et le soir les terrasses des restaurants et bistrots sont loin d’être désertes. Ce qui est symboliquement très important en cette période, surtout pour les jeunes.

    « Nos cousins »

    RFI a rencontré une quinzaine d’étudiants, âgés de 20 à 28 ans .Tous se sentent très proches de Paris. « Ce sont nos cousins qui ont été touchés », disent-ils en chœur. Ils refusent de tomber « dans le piège de la psychose collective ». Ils veulent s’efforcer de « ne pas changer leur mode de vie ».

    Maria, une jeune femme de 25 ans explique : « Nous avons le devoir de ne pas nous renfermer sur nous-même, pour défendre notre liberté. » Ces étudiants romains estiment qu’il faut « retrouver des valeurs perdues en Italie, comme celles des familles soudées, du sens concret de l’altruisme. » Ils se déclarent « plus ouverts » que leur propres parents parce qu’ils sentent vraiment « citoyens européens ». Un étudiant de 23 ans, déplorant une « Europe morcelée » lance une belle phrase : « Nous devons retrouver l’esprit des pères fondateurs de l’Europe mais faire encore mieux qu’eux. C’est à nous de prendre la relève pour une véritable union politique et sociale de l’Europe. »

    Plus de solidarité et de compréhension

    En Italie, comme ailleurs, le seul mot « réfugié » est quelque peu effacé du vocabulaire depuis ces derniers jours. Mais parmi ces étudiants qui ont la chance de la connaissance, dont certains ont vécu dans d’autres pays, habitent des quartiers sensibles dans la banlieue romaine, on entend une sorte d’appel à « plus de collaboration entre les divers services de renseignement, à plus de solidarité et à davantage compréhension réciproque des différentes cultures » ; ce qui pour eux représente un « instrument primordial de prévention ».

    Autant, ils condamnent les actes inqualifiables des terroristes autant ils s’interrogent sur les failles de la classe politique, sur l’utilité des frappes en Syrie, sur les effets délétères de nos sociétés qui ont cultivé l’exclusion, sur l’opportunité de fermer les frontières extérieures.

    Dire qu’ils n’ont pas peur serait faux. Une étudiante raconte ainsi qu’elle passe plus de temps, désormais, à regarder autour d’elle, dans les transports en commun, qu’à lire ou envoyer des sms sur son portable. Mais tous sont unanimes dans leurs critiques des médias qui, disent-ils, ont trop tendance à rendre spéctaculaire des situations dramatiques et complexes, « alors que les gens ont besoin de pédagogie et de sang froid. »

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