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    Europe

    A Bruxelles, un «risque d'attentat» avec «armes et explosifs»

    media Patrouille dans le centre de Bruxelles soumis à un état d'alerte maximal. REUTERS/Youssef Boudlal

    Salah Abdeslam, l'un des auteurs des attentats de Paris, se cache-t-il à Bruxelles ? Le gouvernement belge a en tout cas placé samedi la ville en état d'alerte maximale et demande à la population d'éviter les lieux fréquentés en raison d'une menace « imminente ».

    La région bruxelloise est passée, ce samedi 21 novembre, au niveau d'alerte terroriste maximal, a annoncé le centre national de crise, mentionnant une menace « sérieuse et imminente ». Une mesure qui concerne également l'aéroport de la capitale ainsi que la commune de Vilvorde, en Flandre. Le communiqué de l'Organisation de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) ne donnait cependant pas de précisions sur la menace.

    C'est de la bouche du Premier ministre Charles Michel que des informations ont été apportées : pour le chef du gouvernement, cette décision est justifiée par un « risque d'attentat par des individus avec armes et explosifs à plusieurs endroits de la capitale ». Les cibles potentielles sont « les rues commerçantes, les manifestations, les lieux animés et les transports », a-t-il ajouté, après la tenue d'un Conseil national de sécurité.

    Les enquêteurs belges soupçonneraient aussi l'un des auteurs des attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre, Salah Abdeslam, de se trouver dans la capitale belge.

    La capitale belge est quadrillée de militaires et de policiers. REUTERS/Youssef Boudlal

    « Le juif n'est pas là »

    La mesure des autorités belges intervient quelques heures après qu'un suspect arrêté en Belgique a été inculpé pour terrorisme par la justice belge en lien avec les attaques françaises. Le troisième à être inculpé dans le cadre de cette enquête.

     Dans la voiture de ce dernier se trouvaient un pistolet chargé et des traces de sang. Au cours de sa garde à vue, le téléphone portable de l'individu a reçu un texto, dont les policiers ont lu le contenu suivant : « Le juif n'est pas là ».

    L'homme, dénommé Lazez, un Marocain de 39 ans installé en Belgique, a donc été inculpé de 130 assassinats en tant qu'auteur ou co-auteur, et de participation à l'activité d'une organisation terroriste. La présomption est forte qu'il ait été directement mêlé au transport et à l'hébergement de Salah Abdeslam.

    Alertes à la bombe

    L'Ocam appelle les habitants de la capitale belge à éviter « les lieux à forte concentration de personnes », citant « les concerts, les grands événements, les gares et aéroports, les transports en commun » et les établissements commerciaux très fréquentés. Par ailleurs, toutes les lignes de métro de la cité sont fermées, a annoncé la compagnie publique des transports bruxellois (Stib). « Les bus circulent mais certains trams sont impactés par cette mesure », indique encore la société de transports qui décidera « en consultation avec les autorités compétentes et la police, au jour le jour, si les stations réouvrent ».

    Pourtant vendredi, après des jours de perquisitions et d’arrestations dans différentes communes de l’agglomération bruxelloise, les habitants pensaient avoir un peu de répit. Mais les alertes à la bombe et la menace semble-t-il réelle d’un attentat, ont encore une fois rappelé les Bruxellois à la triste réalité. La Saint-Verhaegen, une fête étudiante qui devait se dérouler sur la Grand-Place de Bruxelles a été annulée à la dernière minute en raison des dangers liés à la menace terroriste. Un concert de Johnny Hallyday prévu ce samedi soir a également été annulé.

    Malgré la tension ambiante, les habitants dans leur grande majorité, évitent de paniquer, rapporte notre envoyé spécial Romain Lemaresquier. « On n’a pas vraiment peur, mais il y a des précautions qui sont mises en place qui sont un peu ridicules je trouve », juge ce Bruxellois.

    Des mesures de sécurité bien accueillies

    « Non je ne crois pas que ça aille trop loin, le contredit un autre habitant de la capitale belge. Au contraire, ça crée de la sécurité parce qu’on se dit qu’ils sont directement prêts à intervenir. »

    Certains Bruxellois louent même la cordialité des policiers alors que ces derniers procèdent à des fouilles. « On ne nous ennuie pas plus : on montre nos sacs et ça se passe dans la simplicité et d’une manière très agréable », témoigne cette femme.

    Bruxelles est une ville qui est habituée à la menace. C’est en tout cas l’opinion de Michel : « Des alertes à la bombe, on en a, je ne vais pas dire régulièrement, mais c’est une capitale avec des institutions européennes, souligne-t-il. On a l’Otan, on a toute une série de services et une grande concentration de population, (...) c’est un peu le lot des grandes capitales. »

    Le déploiement massif des forces de l’ordre dans la capitale belge pourrait durer quelque temps, mais même si les fouilles et les barrages policiers perdurent, les Bruxellois préfèrent se sentir en sécurité plutôt que de retrouver leur liberté de mouvement.

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