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    Europe

    Espagne: 40 ans après, le franquisme pèse toujours

    media Plusieurs petites manifestations de nostalgiques du franquisme ont eu lieu ces derniers jours en Espagne, comme ici à Madrid, ce dimanche 22 novembre 2015. REUTERS/Juan Medina

    L’Espagne célèbre quarante ans de démocratie. Quatre décennies que le dictateur Francisco Franco est mort le 20 novembre dans son lit à l’âge de 82 ans. Un anniversaire qui ne passe pas inaperçu tant pour ceux qui défendent une réparation historique en faveur des Républicains que pour les nostalgiques du franquisme. Comment le peuple espagnol vit-il cet anniversaire ?

    De notre correspondante à Madrid,

    Cet anniversaire est toujours douloureux pour ceux qui ont perdu un parent durant la guerre civile ou au cours de la dictature, notamment ceux du camp républicain. L’Association pour la récupération de la mémoire historique formée en grande partie par les petits enfants des victimes du franquisme réclame toujours réparation auprès des autorités. Sous le gouvernement du socialiste Zapatero, il y avait eu des lois et un budget pour exhumer le corps des Républicains jetés dans des fosses communes, mais tout a été stoppé avec l’actuel gouvernement conservateur sous prétexte qu’il fallait faire des économies.

    Ce passé pèse encore au sein de la société malgré la transition et quatre décennies de démocratie. L’actuel gouvernement du Parti populaire (PP) reste toujours très ambigu lorsqu’il s’agit de l’époque franquiste. La droite n’a toujours pas ouvertement condamné les crimes franquistes. Symboliquement, il reste encore beaucoup à faire. Il y a encore des centaines de rues dans le pays qui porte le nom de « Franco » ou du « Généralissime », c’est comme s’il y avait une rue « Hitler » à Berlin. D’ailleurs, les franquistes ne se cachent pas. Comme chaque dimanche suivant le 20 novembre, une cérémonie en hommage au Caudillo a lieu aujourd’hui en plein centre de Madrid. Plus étonnant, encore, on compte ce week-end pas moins de 16 messes dédiées au dictateur.

    Quelques nostalgiques du régime

    Avec la crise, certains partis d’extrême droite nostalgiques franquistes ont ressurgi, mais leur influence reste minoritaire. En 2008, quand la crise économique éclate et que le chômage grimpe en flèche, certains partis se revendiquant nationalistes ont fait parler d’eux. Ces partis dits espagnolistes défendent les droits des Espagnols face à ceux des immigrés. Ils ont organisé, par exemple, des bourses solidaires pour aider seulement les Espagnols du cru.

    Ces formations qui organisent aujourd’hui les hommages au Caudillo, continuent de cultiver les symboles et une certaine esthétique de cette époque dictatoriale, comme le fait de chanter l’hymne franquiste le Cara al sol. Aujourd’hui, ces partis ont un certain écho avec la montée de l’indépendantisme catalan. Ces sont les premiers défenseurs de la patrie et l’unité nationale, mais leur pouvoir reste malgré tout très faible.

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