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    Europe

    David Cameron défendra des frappes contre Daech devant son Parlement

    media Le Premier ministre britannique s'est engagé, lundi 23 novembre, à mettre en place un plan de frappes contre Daech, aux côtés de François Hollande. REUTERS/Eric Gaillard

    Le gouvernement britannique dévoile un plan à long terme pour doper les capacités de défense stratégique de la Grande-Bretagne et ses moyens de lutte antiterroriste, alors que David Cameron effectue une visite à Paris, pour assurer François Hollande de la solidarité des Britanniques dans la lutte contre l’organisation Etat islamique en Irak et en Syrie. Le Premier ministre britannique défendra les frappes en Syrie devant son Parlement, jeudi 26 novembre. En 2013, il avait échoué. Mais cette fois-ci, le projet pourrait passer, car la donne a changé.

    Si David Cameron se montre confiant dans sa capacité à changer de stratégie, et à obtenir le feu vert du Parlement pour des frappes en Syrie, c’est que les attentats de Paris lui permettent de rappeler que la menace n’est pas une menace lointaine, mais qu’elle concerne directement les Britanniques.

    D’après un sondage Times-YouGov, ils seraient désormais 58 % favorables à des frappes en Syrie. Même au Parlement, l’opposition travailliste est en train de bouger sur cette question. Le nouveau leader du Labour Jeremy Corbin reste pacifiste, mais de plus en plus de députés de son camp seraient prêts à franchir le cap.

    Politiquement, la situation n’est plus la même qu’en 2013 au Parlement britannique, les législatives ont eu lieu et les députés qui siègent aujourd’hui ne sont pas ceux qui avaient voté contre l’engagement des forces britanniques en Syrie après les attaques chimiques de l’été 2013.

    Par ailleurs, Londres et Paris peuvent désormais se prévaloir d'une résolution passée vendredi 20 novembre à l'ONU, sur laquelle repose désormais l'intervention en Syrie contre l'organisation de l'Etat islamique, ce qui n’était pas le cas en 2013 du fait du véto des Russes.

    A l’automne 2014, il y a un an, David Cameron avait déjà obtenu l’aval de son Parlement pour des frappes en Irak. Aujourd’hui, son ministre de la Défense Michael Fallon a beau jeu de rappeler qu’il y a une certaine cohérence à frapper Daech en Syrie, -et pas seulement en Irak- puisque c’est là, selon lui, que se situe son quartier général.

    Des forces britanniques dopées par un plan d’équipement militaire ambitieux

    Pendant que David Cameron était en train de déposer une rose sur le lieu des attentats, aux côtés du président Hollande ce lundi 23 novembre à Paris, ses services dévoilaient –à Londres- les grandes lignes d'un livre blanc pour la sécurité et la défense stratégique.

    Le programme qui s'étale sur la décennie à venir, prévoit un effort de 18 milliards d’euros supplémentaires avec à la clef, l'achat d’avions chasseurs de sous-marins et d’avions de surveillance maritime. David Cameron saisit l’occasion de souligner que l’augmentation des moyens conventionnels, contre d'éventuelles menaces étatiques, se doublerait de moyens non conventionnels, permettant de lutter contre la menace plus diffuse d’organisations terroristes du type de Daech.

    Le gouvernement Cameron se donne les moyens d'agir sur son sol et à l'extérieur contre la menace terroriste. La Grande-Bretagne prévoit de se doter d’ici 2025 de deux brigades d’intervention rapide de 5000 soldats chacune. Sans compter les investissements dans le secteur des drones, dont un projet en partenariat avec la France pour la mise au point de drones de combat.

    Au bout du compte, la Grande-Bretagne inverse la tendance, par rapport au livre blanc de 2010 qui prévoyait une réduction des dépenses de défense. Les forces armées de la Couronne ont perdu 18 000 hommes en cinq ans. Ce plan vise, au minimum, à doper l'équipement militaire des soldats britanniques.

    Une entente franco-britannique, en prélude à un effort « paneuropéen »

    A l’Elysée, ce lundi 23 novembre, le Français et le Britannique ont rappelé le lien qui les unit : le traité de Lancaster qui énonce des obligations communes en matière de défense. L'article 5 du traité de l'Atlantique nord, fondateur de l'OTAN, prévoit également, lorsqu'un membre de l’Otan est agressé, que les autres se portent à son secours.

    David Cameron a pour sa part insisté sur l'échange d'information, sur les mesures à prendre contre les combattants partis en Syrie et de retour en Europe, sur la protection des frontières extérieures de l'Europe. Surtout, il a insisté sur la nécessité d’un effort paneuropéen, et sur l’urgence des mesures à adopter dans le cadre européen, afin de gérer également le flux de migrants venant de Syrie, sans permettre les infiltrations de jihadistes.

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