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    Europe

    Avion russe abattu par la Turquie: Moscou et Ankara sous tension

    media Le président turc s'est exprimé, dans l'après-midi du 24 novembre, sur l'attaque de l'armée turque sur un avion russe. REUTERS/Kayhan Ozer/Presidential Press Office

    Les autorités turques ont vivement réagi, ce mardi soir 24 novembre, à l'incident survenu à leurs frontières concernant l'avion russe abattu le matin par l'armée de l'air. Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est exprimé de son côté de manière très pondérée à l’issue de la réunion des 28 ambassadeurs alliés.

    « Malgré tous les avertissements, un avion à réaction a été intercepté en accord avec nos règles d’engagement, et en raison de son insistance, nos chasseurs F-16 l’ont descendu », a expliqué dans la soirée le président Erdogan.

    Le chef de l’Etat, rapporte notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion, a rappelé que « tout un chacun doit respecter le droit de la Turquie à protéger ses frontières », alors que, a-t-il ajouté, « la Turquie défend avec sincérité et honnêteté l’opposition syrienne »; mais Ankara « condamne fermement les attaques qui visent les Turkmènes, ce sont nos parents et nos proches », a encore dit Recep Tayyip Erdogan, estimant que « l’esprit de Vienne – donc des négociations pour une solution politique à la crise syrienne, engagées il y a maintenant près d’un an – était mort ».

    Même tonalité dans le commentaire du Premier ministre Ahmet Davutoglu qui a expliqué que la Turquie voulait que « le monde entier sache qu’elle prendrait absolument toutes les mesures pour assurer la sécurité de ses frontières ». Et le chef du nouveau gouvernement, présenté aujourd’hui, de poursuivre : « Nous prémunir contre le viol de nos frontières terrestre et aérienne est un droit international et un devoir national ».

    « Notre message est très clair pour tous ceux qui, au lieu d’éteindre le feu syrien, déversent leurs bombes sur les Türkmènes, sur les Arabes ou sur les Kurdes, que ce soient des terroristes, que ce soit le régime syrien, que ce soit une puissance étrangère », a encore dit M. Davutoglu, qui appelle la communauté internationale à unir ses efforts pour éteindre, justement, le « feu syrien ».

    Toujours est-il que la coalition internationale contre Daech est en train de voler en éclats, que la tension diplomatique entre Moscou et Ankara est à son paroxysme, et que la Turquie tient une position toujours aussi ambiguë vis-à-vis de l’organisation Etat islamique, qu’elle semble défendre contre les attaques de la Russie et des alliés.

    L’OTAN pondère

    Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est exprimé de manière très pondérée à l’issue de la réunion des 28 ambassadeurs alliés. On est loin des accents de guerre froide des déclarations des mois derniers, analyse notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Cette fois-ci, Jens Stoltenberg appelle au calme, à la modération, à la diplomatie, préconise des contacts entre la Russie et la Turquie et la mise sur pied de mécanismes permettant d’éviter ce genre d’incident.

    Il souhaite éviter à l’avenir que des incidents de ce type « partent en vrille » au plan diplomatique. Il reste évidemment que l’OTAN resserre ses rangs et réaffirme sa solidarité avec l’allié turc et l’attachement à son intégrité territoriale ; mais c’est là bien sûr le minimum que pouvait espérer la Turquie après avoir demandé la convocation de cette réunion.

    Ceci étant, le secrétaire général de l’Alliance atlantique n’a tout de même pas manqué l’occasion de rappeler sa préoccupation face aux frappes russes et a réclamé qu’elles visent plus Daech qui doit être l’ennemi commun. Des déclarations reflétées par les propos du ministre espagnol des Affaires étrangères qui réclame que la Russie se joigne à la coalition internationale contre Daech.

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