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    Avion russe abattu : Moscou riposte, Ankara refuse de s'excuser

    media Le président russe Vladimir Poutine (g) et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan (d) REUTERS/Montage RFI

    Deux jours après l'incident qui a vu un avion militaire russe abattu par des chasseurs turcs, Vladimir Poutine ne décolère pas et a annoncé des mesures de rétorsion, notamment économiques, contre la Turquie. Le président Recep Tayyip Erdogan refuse de présenter des excuses.

    Lors d’une réception le 26 novembre, Vladimir Poutine s’est indigné que la Russie n’ait toujours pas reçu d’excuses explicites des plus hautes autorités turques, ni de promesses de punir les responsables. Et il a repris son expression de « coup de poignard dans le dos » de la part de ceux qu’ils considéraient comme des partenaires et des alliés, rapporte notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne.

    Le président a chargé le gouvernement d’élaborer, d’ici 48 heures, des mesures de rétorsion contre la Turquie. D’ores et déjà, le ministère du Développement économique a annoncé la suspension des projets commerciaux et d’investissement avec la Turquie. Les projets de gazoduc et de centrale nucléaire sont gelés. L’agence fédérale du tourisme a ordonné la cessation des ventes de séjour pour la Turquie, et les contrevenants seront punis. Les touristes russes actuellement en Turquie doivent rentrer.

    Les grandes surfaces étudient comment elles pourront se passer de produits turcs alors que 20% des légumes importés viennent de Turquie, 25% des agrumes, et 90% pour certains poissons. Sur le plan culturel, l’année croisée prévue en 2017 est annulée. L’ambassade de Turquie signale que les citoyens turcs ont des difficultés à obtenir un visa, et plusieurs dizaines de commerçants présents à une foire commerciale dans le sud de la Russie ont été arrêtés et sont en voie d’expulsion.

    « La Turquie ne présentera pas d'excuses à la Russie »

    « La Turquie ne présentera pas d'excuses à la Russie, a martelé un Erdogan plus vindicatif que jamais, c'est au contraire à ceux qui ont violé notre frontière de le faire ». La réponse aux mises en garde du président russe Vladimir Poutine, réclamant des excuses, des dédommagements et des sanctions n'a pas tardé, et elle n'augure rien de bon pour l'avenir des relations entre les deux pays, juge notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion.

    Un peu plus tôt, Recep Tayyip Erdogan avait également répondu aux accusations du président russe sur l'islamisation de la société turque en lui lançant « Mais qu'est-ce qu'il dit ? La société turque est de toute façon musulmane à 99% ! » Quant aux allégations sur la commercialisation du pétrole du groupe Etat islamique par la Turquie, Erdogan a rétorqué qu'il faudrait que Vladimir Poutine prouve ce qu'il avance, sinon ce ne sont que des calomnies. « Ceux qui nous accusent d'acheter du pétrole à Daech ont l'obligation de prouver leurs allégations. Sinon, vous êtes des calomniateurs », a répondu le président turc.

    Une « trahison », estime Poutine

    La réponse de Vladimir Poutine ne s'est pas fait attendre. Le président russe a profité de sa conférence de presse commune avec François Hollande, en visite à Moscou, pour répliquer. Il a jugé « impossible » que les chasseurs turcs n'aient pas vu qu'il s'agissait d'un appareil russe et a parlé de « trahison » de la part d'un pays que la Russie considérait comme ami. Et concernant les véhicules transportant du pétrole du groupe Etat islamique qui se rendent, selon lui, en Turquie, il a estimé « difficile de croire que les dirigeants turcs ne le savent pas ».

    Bref, le torchon brûle sérieusement entre les deux pays, et la guerre a pris un tour économique, avec la série de représailles engagées par la Russie sur le plan commercial. L'ambassadeur de Russie à Ankara a été convoqué au ministère turc des Affaires étrangères pour des explications sur les attaques « physiques » contre les représentations diplomatiques et contre des hommes d'affaires turcs, qualifiées d’« inacceptables » par Ankara. Il a donc été demandé à l’émissaire de tout faire pour assurer la sécurité de la présence turque en Russie.

    Signe que la Turquie tend finalement à jouer l'apaisement, le président Erdogan a indiqué dans la soirée que « s’il avait été clair que l’avion entré dans l’espace aérien turc était russe, l’attitude de la Turquie aurait pu être différente ». Mais il n’est pas sûr que cette volte-face soit de nature à calmer le courroux russe.

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