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    Europe

    Belgique: Molenbeek disposait d'une liste de terroristes

    media Le quartier bruxellois de Molenbeek a été le théâtre de nombreuses interpellations, après les attentats survenus à Paris le 13 novembre 2015. AFP PHOTO/Emmanuel Dunand

    Suite à des révélations du New York Times, il apparaît que les terroristes belgo-marocains impliqués dans les attentats de Paris avaient été signalés avant l'été à la mairie de Molenbeek. Tout comme ses homologues des 18 autres communes de Bruxelles, la bourgmestre de Molenbeek avait demandé une liste de personnes radicalisées ou liées au terrorisme et résidant sur le territoire de sa commune. C'est l'OCAM, l'organe fédéral belge chargé de la coordination et de l'analyse de la menace qui a procédé à ce recensement.« Pourquoi n'a-t-on pas donné cette liste à la France après les attentats ? » s'interroge ce jeudi la presse belge.

    Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

    C'est une liste de 80 noms qui comprend entre autres ceux d'Abdelhamid Abaaoud, de Brahim et Salah Abdeslam ou encore de Mohamed Abrini. Tous étaient fichés comme radicalisés et appartenant à la mouvance islamiste. Cette liste, dont l'existence est dévoilée par le New York Times, Françoise Schepmans, maire de Molenbeek-Saint-Jean, l'avait en sa possession depuis juin. La demande avait été faite après le démantèlement de la cellule terroriste de Verviers le 15 janvier, jour où des perquisitions avaient aussi eu lieu à Molenbeek.

    Mais au niveau communal, la bourgmestre avait lancé des enquêtes administratives qui avaient essentiellement amené à rayer des registres ceux qui étaient présumés partis en Syrie comme Abaaoud. Pour le reste, elle affirme que la police fédérale avait été avertie et conclut qu'elle ignore pourquoi le gouvernement fédéral n'a pas donné suite.

    La balle est donc désormais dans le camp du gouvernement mais dans le même temps, une brèche est grande ouverte pour tirer à boulets rouges sur les élus de Molenbeek et surtout le bourgmestre précédent, un socialiste qui a siégé jusqu'en 2012 et qu'un sénateur flamand de droite accuse ouvertement d'aveuglement idéologique et de laxisme. 

    Cette liste date d'il y a environ une année. Elle a été demandée par les bourgmestres des communes concernées par le jihadisme car il était important pour nous, autorités locales, d'avoir des informations sur ces individus, de pouvoir identifier ces personnes pour pouvoir les radier s'ils étaient présumés partis en Syrie, pour pouvoir également prendre des mesures, notamment de fermeture par rapport à leurs établissements, par rapport à leurs logements. Ces informations étaient importantes pour que le Fédéral, qui est la compétence autorisée, puisse prendre des mesures judiciaires pour arrêter ces individus...
    Françoise Schepmans, bourgmestre de Molenbeek: «La collaboration doit se faire entre le local et le fédéral et entre les différents pays» 26/11/2015 - par RFI Écouter

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