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    Europe

    Paris et Moscou s'entendent sur une coopération renforcée contre Daech

    media François Hollande (g) et Vladimir Poutine (d) lors d'une conférence de presse à Moscou, le 26 novembre 2015. REUTERS/Alexander Zemlianichenko/Pool

    François Hollande et Vladimir Poutine ont convenu de renforcer l'échange d'informations dans la lutte contre le groupe Etat islamique. Les deux chefs d'Etat divergent cependant toujours sur le rôle du président Bachar el-Assad dans la résolution de la crise syrienne et l'avenir du pays.

    La France et la Russie ont convenu le 26 novembre d'augmenter leurs échanges d'informations et de renforcer leur coordination dans la lutte contre l'Etat islamique en Syrie. « Nous nous sommes accordés sur trois points essentiels » a précisé François Hollande àl'issue d'un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine.

    « Premièrement nous allons augmenter les échanges d'informations et les renseignements de toute nature, et notamment entre nos forces », a déclaré François Hollande.

    Deuxième point : « Les frappes contre Daech seront intensifiées et feront l'objet d'une coordination pour augmenter leur efficacité et notamment sur le transport du pétrole », a indiqué le président français.

    « Troisièmement, les forces luttant contre Daech et les groupes terroristes ne doivent pas être visés par nos avions, nous devons aller frapper les groupes terroristes et Daech », a ajouté François Hollande.

    La Russie souhaite la constitution d'une vaste coalition sous l'égide de l'ONU pour combattre les jihadistes et qui pourrait se mettre d'accord sur les moyens de résoudre le conflit syrien, a déclaré de son côté le président russe. Vladimir Poutine a ajouté que son pays était toujours prêt à coopérer avec la coalition conduite par les Etats-Unis, actuellement engagée contre l'organisation Etat islamique.

    Le sort de Bachar el-Assad « entre les mains du peuple syrien »

    Mais il reste des divergences entre Paris et Moscou sur le règlement politique en Syrie. Vladimir Poutine a réaffirmé que l'avenir de Bachar el-Assad devait « rester entièrement entre les mains du peuple syrien », ajoutant que le président syrien et son armée étaient « des alliés naturels » dans la lutte contre le terrorisme, l'armée syrienne étant la seule force capable d'« effectuer des opérations terrestres ».

    Une conception que ne partage pas son homologue français. François Hollande a en effet rappelé la position de la France, qui réclame depuis le début du conflit syrien le départ du président, soutenu par Moscou. « Il est clair que Bachar n'a pas sa place dans l'avenir de la Syrie. Mais j'ai la conviction que la Russie peut jouer un grand rôle dans le processus de transition », a souligné le président français.

    Vladimir Poutine s'est en tout cas dit prêt à soutenir d'autres groupes en Syrie qui combattent contre le groupe EI, que la France ou d'autres pays voudraient bien lui indiquer, rapporte notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne.

    Au sujet des attentats de Paris ainsi que de la destruction d'un Airbus russe au-dessus du Sinaï le 31 octobre, le président russe a évoqué « une tragédie commune ». « Nous sommes unis dans notre volonté de trouver et de punir les commanditaires », a-t-il déclaré.


    ■ Au lendemain de l'entretien, une nouvelle inflexion française ?

    Vingt-quatre heures après la rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine à Moscou, ce vendredi 27 novembre, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, présent lors de ce rendez-vous, a fait la déclaration suivante : « (Raqqa) est pour nous un des premiers objectifs militaires, peut-être le premier, parce que c'est la le centre névralgique de Daech, et d'où les attentats - en particulier contre la France - sont partis. »

    Et le ministre de conclure par ces mots, qui traduisent une possible inflexion française face au régime Assad : « Cela passe par deux séries de mesures. D'abord les bombardements, que l'on pratique tous, et puis il faut aussi qu'il y ait des forces au sol. Les forces au sol ne peuvent pas être les nôtres, parce que ce serait complètement contre-productif, mais les forces au sol doivent être à la fois des forces syriennes de l'Armée libre (ASL, Ndlr), des forces arabes sunnites, et pourquoi pas des forces du régime. »

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