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    Frappes en Syrie: David Cameron tente de convaincre le Parlement

    media Le Premier ministre britannique David Cameron quitte Downing Street avant de soutenir dans un discours devant le Parlement les frappes aériennes en Syrie, le 26 novembre 2015. AFP/Leon Neal

    Le Premier ministre britannique a présenté devant le Parlement ses arguments afin d'étendre à la Syrie les bombardements que la Royal Air Force mène contre le groupe État islamique en Irak. David Cameron a souligné que le Royaume-Uni ne pouvait pas « sous-traiter sa sécurité à d'autres pays ». Depuis les attentats du 13 novembre, l'opinion a évolué sur la question et David Cameron pourrait organiser un vote dès la semaine prochaine s'il est sûr d'obtenir une majorité.

    Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

    Pour la seconde fois, David Cameron tente de convaincre les députés de frapper la Syrie. Il y a deux ans, le Parlement britannique avait refusé d'attaquer le régime de Bachar el-Assad, mais cette fois c'est le groupe Etat islamique que le Premier ministre veut prendre pour cible. « Nous faisons face à une menace fondamentale de notre sécurité, a-t-il déclaré. Nous ne pouvons pas attendre l'avènement d'une transition politique en Syrie, nous devons frapper ces terroristes dans leurs bastions et nous ne devons pas fuir nos responsabilités ou les confier à d'autres ».

    Réduire ou accroître la menace ?

    David Cameron a exposé sa stratégie globale pour anéantir le groupe Etat islamique et assuré qu'il ne commettrait pas les mêmes erreurs qu'en Irak ou en Afghanistan. Mais il n'a pas convaincu le leader travailliste Jeremy Corbyn, ardent pacifiste. « Il ne fait aucun doute que Daech constitue une menace pour notre peuple, a concédé ce dernier. Mais la question maintenant est de savoir si étendre nos frappes à la Syrie va réduire ou accroître cette menace ».

    Une des questions qui divisent le Parlement est la présence sur le terrain de soldats occidentaux. David Cameron exclut cette option et affirme que quelque 70 000 combattants syriens modérés pourraient prendre le relai. Certains députés ont déjà changé d'avis, mais l'issue du vote dépendra du nombre de travaillistes qui se rebelleront contre Jeremy Corbyn.

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