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    Europe

    Lutte contre le sida: la trajectoire de l’épidémie est brisée

    media Journée mondiale du sida, à Fuyang, province de l'Anhui, en Chine, le 1er décembre 2014. REUTERS/Stringer

    Lancée en 1988, la Journée mondiale de lutte contre le sida se teinte dorénavant d’espoir. Onusida, l’agence spécialisée de l’ONU, espère encore doubler en cinq ans le nombre de personnes sous traitement. Si elle atteint cet objectif, 30 millions de personnes (sur 36,9 millions) vivant avec le VIH seront traitées.

    Quand on évoque le sida, on a rarement l’occasion de transmettre de bonnes nouvelles. C’est pourtant le cas cette année où l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) entrevoit enfin un net recul des nouvelles infections à VIH, à l’exception notable cependant de l’Europe orientale. En quinze ans, leur nombre a diminué de 35 % (58 % chez les enfants) dans le monde. Dans la même période, ce sont 84 % de personnes en plus qui ont désormais accès à une thérapie antirétrovirale. 

    À côté de ces nouvelles encourageantes subsistent encore des zones où l’épidémie ne cède pas. Ainsi, en Afrique du Sud, le nombre d’adolescents morts du sida a triplé depuis 15 ans, la plupart d’entre eux ayant contracté la maladie lorsqu’ils étaient bébés. Plus généralement, en Afrique, « les adolescents sont le seul groupe pour lequel les chiffres de la mortalité due au sida ne diminuent pas », constate l’Unicef. Le sida reste la première cause de décès des adolescents (10 à 19 ans) en Afrique et la deuxième dans le monde.
     
    « Le monde a inversé la propagation du sida »    
     
    Pour cette 27e Journée mondiale de lutte contre le sida, l’OMS se réjouit de pouvoir enregistrer une baisse de 42 % depuis le pic de 2004 du nombre de décès liés au sida. « Le monde a enrayé et inversé la propagation du VIH. L’épidémie a été contrainte de reculer », écrit Onusida, l’agence de l’ONU qui se félicité des « progrès extraordinaires » accomplis.
     
    La lutte contre le VIH a ainsi permis d’éviter 30 millions de nouvelles infections à VIH et près de huit millions de décès en quinze ans, dépassant ainsi un des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Aujourd’hui, 18,8 millions de personnes dans le monde, dont plus de 11 millions en Afrique, bénéficient d’une thérapie antirétrovirale, une réalisation jugée utopique en 2000.
     
    Pour mesurer les avancées réalisées, il suffit de comparer l’accès actuel aux traitements  à ce qu’il était en 2000 où moins de 1 % des personnes vivant avec le VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire étaient traitées. Mais on se rend vite compte qu’il reste néanmoins encore beaucoup à faire quand on sait que seulement 40 % des 36,9 millions de personnes contaminées reçoivent un traitement contre le virus.
     
    Multiplier les autotests
     

    Au moins aussi préoccupant, le nombre effarant de plus de 17 millions de personnes (30 000 en France) qui ignorent leur séropositivité et qui restent hors de portée des lieux où l'on propose le test VIH… Pour améliorer l’accès au dépistage, les services de santé misent beaucoup sur l’autotest, comme au Malawi où une expérience a amené 76 % des 16 000 résidents d’un district à pratiquer un diagnostic simple et rapide.
     
    Mis sur le marché en France le 15 septembre, plusieurs dizaines de milliers de ces autotests ont été vendus malgré un prix élevé (entre 20 et 30 euros). Selon une enquête menée chez les usagers, 28 % ont affirmé qu’ils ne seraient pas allés dans un centre de dépistage s’ils n’avaient pas trouvé le dispositif en pharmacie.
     
    La prophylaxie préexposition (PrEP) est sur le point de révolutionner la vie des personnes séronégatives très exposées au risque de contamination par le VIH. Autorisé aux Etats-Unis en 2012, en Grande-Bretagne et maintenant en France où il sera entièrement pris en charge par la Sécurité sociale, le Truvada est une combinaison d’antirétroviraux fabriquée par le laboratoire Gilead. Pour le moment son prix (500 dollars les 30 comprimés) le réserve aux pays riches. L’OMS recommande la PrEP aux personnes courant un risque « substantiel » d’être infectées par le sida aux homosexuels très exposés, aux utilisateurs(trices) de drogues et aux prostitué(e)s. 
     

     
    Traiter le plus tôt possible
     
    Cette étape suit celle qui a fait grandement progresser la riposte, à savoir la mise en œuvre d’un traitement antirétroviral appliqué le plus tôt possible, dans les 72 heures suivant une exposition au VIH pour prévenir l’infection. Mais la route est encore longue avant que cette approche ne devienne la règle, notamment en Afrique. Dans un minimum de 14 pays, note l’OMS, 80 % des personnes qui auraient dû recevoir des antirétroviraux n’étaient pas traitées. Dans la même étude, l’organisation soulignait que sur les 21,2 millions d’Africains vivant avec le VIH, seuls 7,6 millions d’entre eux recevaient des antirétroviraux fin 2012.  
     
    Ces inégalités criantes sont la cible privilégiée que vise l’Onusida. L’organisation veut ainsi accélérer et rectifier la riposte au sida dans les pays démunis et intermédiaires afin d’éviter 28 millions de nouvelles infections à VIH et 21 millions de décès liés au sida entre 2015 et 2030. Un défi qui tient en trois chiffres cibles 90-90-90.
     
    Soit 90 % de personnes séropositives connaissent de leur statut sérologique, 90 % de personnes sont traitées et 90 % de personnes traitées ont une charge virale indétectable. Pour atteindre ces cibles, il manque pour le moment neuf milliards de dollars à Onusida sur les 30 milliards nécessaires chaque année d’ici 2020.
     
    Après cette date, les besoins devraient commencer à diminuer pour parvenir, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD) et si tout va bien, à mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030. Dans le cas contraire, met en garde Onusida, l’épidémie pourrait rebondir et revenir aux niveaux de 2010.
     
    Des discriminations persistent en France
     
    Malgré ces nets progrès, il existe encore beaucoup trop de ségrégations, celle qui concerne les populations des pays pauvres bien sûr mais il existe aussi une face cachée dont on parle peu en France.

    Il y a près de 34% de refus de soin directs ou déguisés.
    Les séropositifs sont toujours victimes de nombreuses discriminations en France 01/12/2015 - par Michèle Diaz Écouter

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.