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    «Mia Madre», Nanni Moretti s’incline devant la modestie d’une mère

    media Les actrices Beatrice Mancini et Giulia Lazzarini dans « Mia Madre » de Nanni Moretti. Alberto Novelli

    Le nouveau film du cinéaste italien Nanni Moretti sort ce mercredi 2 décembre dans les salles en France. Il parle de la douleur de perdre sa mère et ce qu’on peut en apprendre. Sur un ton mélancolique et burlesque, « Mia Madre » raconte l’histoire de Margherita, réalisatrice débordée, incapable de voir l’essentiel.

    « Non aux licenciements ! » Les manifestants s’apprêtent à occuper l’usine. Ils crient, foncent, luttent pour leur existence, affrontent les CRS qui leur refusent l’entrée de cette usine qui risque de disparaître, et leurs emplois avec. On y croyait, jusqu’au « coupez ! » énervé de la réalisatrice, mécontente d’un plan trop vide, d’une deuxième caméra trop serrée. C’est à refaire. Et pour nous, spectateurs, c'est une leçon infligée par Nanni Moretti, celle de réfléchir la prochaine fois avant de croire aux réalités transmises par les images.

    « L’acteur à côté du personnage »

    « Film et réalité. » « Film est réalité. » « Film hait réalité. » Chez un cinéaste tout converge, tout fusionne, tout se pardonne, si c’est bon pour le cadre. De toute façon, dans la vie comme au cinéma, tout reste contradictoire, à l’instar de la didascalie favorite que la réalisatrice débordée répète souvent : « Je veux voir l’acteur à côté du personnage. Il ne faut pas trop croire au texte. »

    Dans le film, John Turturro campe Barry Huggins, star américaine dotée d’un égo aussi surréaliste que sa capacité à débarquer sur le tournage sans connaître son texte. Dans le film de Margherita, il est censé jouer un patron cynique qui licencie pour augmenter les profits. Mais en dehors du tournage, il jette de l’huile sur le feu des états d’âme de la réalisatrice. Cela fait longtemps que Margherita n’arrive plus à concilier sa vie et son travail. Alors les problèmes s’accumulent. Et le célèbre acteur américain tant attendu s’avère aussi ingérable que la fille de Margherita, Livia, en pleine crise d’adolescence, alors que ses parents sont séparés.

    Quand on s’appelle Nanni Moretti


    En attendant, la mère est en train de mourir à l’hôpital. Margherita (interprétée par Margherita Buy) peut bien tout essayer, c’est encore son frère qui s’impose dans le rôle de l’enfant irréprochable veillant sur la femme qui les avait mis au monde. Il est incarné avec une justesse et une légèreté étonnantes par Nanni Moretti dont la mort de sa propre mère a inspiré le scénario.

    Dans la chambre de la mère mourante, les choses vont s’éclaircir : comment déceler les priorités, comment confronter l’angoisse face à la vie et la mort ? Frère et sœur sont bien obligés de le reconnaître : c’est avec la modestie de la mère et la générosité envers les autres qu’on y arrive, pas avec un engagement ostentatoire ou une mise en scène devant la caméra, sauf si c’est sur un ton tragi-comique et qu’on s’appelle Nanni Moretti.

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