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    Selon l'agence Bloomberg, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a convenu, lors d'une réunion à Alger, de réduire sa production à 32,5 millions de barils par jour, soit 750000 de moins qu'en août. L'Opep fournit environ 40% de l'offre mondiale de brut.

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    Viktor Orban évoque «400000 à 500000» migrants relocalisés en Europe

    media Le Premier ministre hongrois a dénoncé le 2 décembre un accord «semi-secret» portant sur la répartition de centaines de milliers de migrants à travers l'Union européenne. REUTERS/Heinz-Peter Bader

    Alors que les frappes de la coalition internationale se multiplient pour affaiblir l'organisation Etat islamique en Syrie, le débat autour de la gestion des migrants sur le vieux continent refait surface. Selon le Premier ministre hongrois Viktor Orban, farouchement opposé à l'accueil des réfugiés, un accord « semi-secret » prévoyant de relocaliser au sein de l'Union européenne 400 000 à 500 000 réfugiés syriens en provenance de Turquie pourrait être annoncé cette semaine.

    Viktor Orban a déclaré publiquement en Hongrie qu’il s'attendait à subir d'intenses pressions pour que son pays accepte d’accueillir des migrants. Le Premier ministre hongrois s’oppose depuis le début de la crise à leur accueil. Il a même fait ériger des barrières pour les empêcher de passer par son pays, détournant le flux vers la Slovénie et l’Autriche.

    « La question de leur relocalisation va devenir une patate chaude dans les temps qui viennent », a déclaré le Premier ministre hongrois mercredi 2 décembre, précisant qu'il pourrait être annoncé cette semaine que 400 000 à 500 000 réfugiés vont être directement acheminés de Turquie vers l'UE. Cet accord aurait selon lui été négocié par l'Allemagne.

    « La pression sera intense, nous devrons non seulement faire venir ces personnes en Europe, mais en plus, obligatoirement nous les répartir, dénonce M. Orban. Ce ne sera pas chose facile parce qu'évidemment, nous ne pouvons pas accepter que cela se passe ainsi. »

    Cet accord qu'évoque Viktor Orban aurait été discuté lors du sommet de La Valette, à Malte, les 11 et 12 novembre, avant d'être abandonné. Il ne fait pas partie du texte élaboré le week-end dernier à Bruxelles, qui prévoit que l'Union aide financièrement la Turquie en contrepartie de l'accueil de réfugiés sur son sol. Pour l’instant, l’UE n’atteint même pas un millier de réfugiés relocalisés sur un objectif fixé à 160 000 actuellement.

    Un débat qui n'en finit plus de déstabiliser l'Europe

    Les pays d’Europe centrale se sont montrés, dès les premiers débats du printemps, les plus réticents de l'UE à accepter l’idée d’une répartition des réfugiés par quotas, rappelle notre correspondant à Burxelles, Pierre Benazet. Mais après l’arrivée massive de migrants dès la fin de l’été, la nécessité d’une solidarité européenne avait pourtant été admise par certains.

    La Pologne avait par exemple fini par se ranger à l’avis de la majorité et avait accepté d’accueillir sur son territoire un quota de réfugiés proportionnel à son poids démographique, l'un des plus importants de l'Union. Il s’agissait cependant du précédent gouvernement polonais, remplacé depuis par les souverainistes du parti Droit et justice.

    Pour leur part, les voisins immédiats de la Pologne, et en particulier la Slovaquie et la Hongrie, n’ont jamais vraiment désarmé. Et les attentats de Paris ont renforcé les convictions des opposants aux quotas. Dès le 14 novembre, le nouveau ministre polonais aux Affaires européennes annonçait que son pays reviendrait sur ses engagements en termes d’accueil de réfugiés.

    Lutte contre les quotas : la Slovaquie prend les devants

    Même son de cloche du Premier ministre slovaque Robert Fico, quelques heures plus tard, alors que de son côté, le Premier ministre bulgare enjoignait ses concitoyens à être attentifs aux comportements potentiellement suspects des migrants. Ce mercredi, la Slovaquie a été un peu plus loin, en introduisant un recours auprès de la Cour de justice de l’UE à Luxembourg, contre la décision prise en septembre par les ministres de l’Intérieur d’imposer aux pays membres des quotas obligatoires d’accueil de réfugiés.

    Comme Robert Fico en avait averti dès septembre, la Slovaquie devient la première à introduire un recours contre les quotas. Bratislava devrait être suivi par Budapest, puisque le Parlement hongrois a donné, il y a quinze jours, un feu vert en ce sens au gouvernement.

    La Slovaquie compte arguer d’une part que la décision a été prise à la majorité par les ministres de l’Intérieur de l’UE, et non à l’unanimité, et d’autre part, que les quotas contraignants ne sont pas conformes à une décision en sens contraire du précédent sommet des chefs d’Etat et de gouvernement.


    ■ Athènes défend sa gestion des migrants

    La Hongrie et la Slovaquie, notamment, avaient récemment accusé la Grèce de ne pas garantir la protection des frontières extérieures de l'Union européenne. Suite à quoi des médias britanniques avaient assuré que l'Union européenne envisageait de l'exclure de l'espace Schengen pour sa mauvaise gestion des flux de réfugiés.

    C'est un article du journal britannique Financial Times, cité par la chaîne britannique internationale BBC, qui a affirmé en premier que l'Union européenne aurait mis en garde la Grèce contre le risque d'une suspension de la zone de libre circulation si elle ne prenait pas des mesures supplémentaires pour renforcer le contrôle de ses frontières.

    La porte-parole du gouvernement d'Athènes a contre-attaqué, soulignant que la Grèce remplit, malgré de grandes difficultés, ses obligations européennes en matière de contrôle de ses frontières, en soulignant que cela avait été « clairement reconnu » lors d'une réunion, dimanche dernier, en marge du sommet Union européenne-Turquie.

    Pourtant, selon le Monde, la « Grèce risque bien la sortie de Schengen », le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a averti en ce sens le Premier ministre grec Alexis Tsiparas. De son côté, le ministre grec chargé de la Politique migratoire a appelé l'Union européenne à faire plutôt pression sur la Turquie, qu'il accuse de ne pas contrôler le flux de migrants qui quittent ses côtes pour les îles grecques.

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