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    Europe

    Entre la Grèce et la Macédoine, le tri entre migrants continue

    media Cet homme portant une fillette dans les bras lutte pour passer le cordon policier avant la frontière gréco-macédonienne, ce vendredi 4 décembre 2015 près du village d'Idomeni. REUTERS/Yannis Behrakis

    A la frontière entre la Grèce et la Macédoine, sur la route européenne des migrants, la situation est particulièrement tendue depuis plusieurs semaines. Les autorités ne laissent passer que des Syriens, des Afghans et des Irakiens. L'accès est bloqué pour tous les autres migrants, réfugiés ou non. Des milliers de personnes ne peuvent plus avancer, ce qui crée de grandes tensions entre les communautés.

    Avec notre envoyée spéciale à Idomeni, Charlotte Stiévenard

    On l'a senti ces dernières semaines, la tension est forte à la frontière gréco-macédonienne. La situation est plus calme qu'hier ce vendredi 4 décembre, mais une trentaine de personnes ont tout de même lancé des pierres sur la police grecque. Ces personnes ne sont pas autorisées à passer, car elles font partie des nationalités bloquées : Marocains, Bangladais, Nigérians, Iraniens... Au total, 1 000 à 2 000 personnes sont dans cette situation, selon la police et les bénévoles.

    Ce vendredi matin, les Syriens, les Afghans ou encore les Irakiens, passent la frontière au compte-goutte pour éviter les débordements, car ces deux derniers jours ont été très difficiles dans le camp, où des bagarres ont éclaté. Ici, environ 5 000 personnes dorment dans de grandes tentes installées par les organisations non gouvernementales et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Mais elles ne peuvent accueillir que 1 500 à 2 000 personnes.

    Le ministre grec adjoint à l’Immigration, Yannis Mouzalas, a annoncé qu’il évacuerait les personnes qui ne sont pas censées passer la frontière d’ici trois ou quatre jours. Il a aussi demandé une nouvelle fois des renforts à l’agence de contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne, Frontex. Une centaine d’agents sont attendus pour identifier et enregistrer les migrants qui ne l’ont pas été sur les îles.


    ■ UE : encore des réunions compliquées en perspective

    La Grèce reste le point d'entrée en Europe pour bon nombre de réfugiés, avant la route des Balkans. Jeudi 3 décembre 2015, Athènes a admis des « retards et des défaillances » dans sa gestion de l'arrivée de ces personnes. Mais le gouvernement a aussi dénoncé des lenteurs européennes pour l'aide attendue par la Grèce. Un sommet européen doit se tenir sur cette question le 17 décembre prochain, dans moins de deux semaines. Alors que ce vendredi, les ministres européens de l'Intérieur évoqueront aussi les migrants à Bruxelles, en plus du terrorisme.

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