GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 27 Mai
Samedi 28 Mai
Dimanche 29 Mai
Lundi 30 Mai
Aujourd'hui
Mercredi 1 Juin
Jeudi 2 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Législatives en Espagne: un débat très tendu entre Rajoy et Sanchez

    media Le débat télévisé entre le président du gouvernement Mariano Rajoy et l'opposant socialiste Pedro Sanchez a été suivi par des millions de téléspectateurs, le 15 décembre 2015. REUTERS

    Six jours avant les élections législatives en Espagne, les deux principaux rivaux étaient opposés dans un grand débat télévisé très attendu : le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy et le chef de l’opposition socialiste Pedro Sanchez, nouveau venu dans la politique. Mais il y avait deux absents de taille : les leaders des deux partis outsiders, les indignés de Podemos et les libéraux de Ciudadanos.

    Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

    C’est une ambiance véhémente, agressive qui a présidé la confrontation entre les deux principaux rivaux de ces élections. Rarement ils se sont écoutés, très souvent ils se sont interrompus. Et lorsqu’il s’agissait de la corruption, le ton est monté d’un cran. «Vous n’êtes pas une personne décente », a dit le socialiste à celui qui fut mêlé à un scandale. « Vous êtes misérable et vil », lui a répondu le conservateur Mariano Rajoy

    Chacun a campé sur ses positions. Le socialiste Pedro Sanchez a défendu l’égalité : « Nous, nous avons approuvé une loi de parité homme-femme. Vous, Monsieur Rajoy, vous avez fait passer une réforme du travail qui, pour les femmes, a supposé plus de chômage, plus d’inégalité et plus de précarité. Aujourd’hui, les femmes touchent 24% de moins que les hommes ».

    De son côté, l’actuel chef du gouvernement a ramené le débat sur son secteur favori, celui de l’emploi : « Entre 2008 et 2011, lorsque vous gouverniez, 3,7 millions de personnes ont perdu leur travail. 2012 fut une mauvaise année, car les réformes ne provoquent pas un effet en un quart d’heure. Mais en 2013, et encore plus en 2014 et 2015, l’emploi n’a cessé d’augmenter ». 

    En somme, il y a eu ce qu’on attendait. D’un côté, le candidat sortant défendant l’efficacité de sa gestion, le fait que la croissance économique a bien remonté et que des emplois se créent. De l’autre, le rival socialiste qui attaque sur la corruption et le supposé manque de sensibilité sociale de la droite. Dimanche prochain, les Espagnols décideront qui des deux a été le plus convaincant.

    ■ Publication des derniers sondages autorisés

    Les dernières estimations ne font qu’ajouter à la confusion. Le résultat des sondages varie de plusieurs points d’un institut à l’autre, le Parti populaire au pouvoir est en tête avec un peu moins de 30% des voix pour les estimations les plus optimistes, et de 25% dans la fourchette la plus basse. Les socialistes se maintiennent de 20% à 22% des intentions de vote, talonnés par les deux nouveaux partis : Ciudadanos au centre droit et Podemos à l’extrême gauche avec de 20% à 17% des voix.

    Si ces sondages se confirment dans les urnes, aucun parti n'aurait la majorité au Parlement mais surtout aucune alliance envisagée entre deux partis comme le Parti populaire et Ciudadanos ou encore Ciudadanos et le Parti socialiste ne permettrait de désigner un nouveau gouvernement. Pire, ce sont les indécis qui vont trancher et, à moins d’une semaine du scrutin, ils sont encore très nombreux. Pas moins d’un quart de l’électorat n’a pas encore fait son choix.

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.