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    Europe

    Turquie: ouverture du procès contre la confrérie de Fethullah Gülen

    media L'imam turc Fethullah Gülen, dans son domicile de Pennsylvanie (Etats-Unis), le 28 décembre 2013. REUTERS/Selahattin Sevi/Zaman Daily via Cihan News Agency/Handou

    Le procès qui s'ouvre ce mercredi à Istanbul est très attendu. Accusé de « haute trahison », l'imam Gülen, ancien allié de Recep Tayyip Erdogan, est devenu depuis quelques années l'ennemi numéro un du président turc qui l'accuse d'avoir mis en place un « Etat parallèle » destiné à renverser son pouvoir. Et surtout d'avoir révélé un scandale de corruption qui a entaché son entourage. Fethullah Gülen est le chef de cette confrérie très puissante et au-delà de lui c'est tout un réseau qui est dans le viseur de la justice.

    Fethullah Gülen ne se présente pas devant les juges. L'imam, âgé de 74 ans, est à l'abri depuis plus de 15 ans dans une propriété aux Etats-Unis. Il nie les accusations de la justice turque et dénonce une « chasse aux sorcières » qui ne serait, selon lui, qu'une preuve de plus de la dérive autoritaire du président Recep Tayyip Erdogan. Il sera jugé par contumace. 

    Chasse aux sorcières

    L'avocat de Fetullah Gülen dénonce un dossier vide : « Il n'y a aucune preuve de la constitution d'une quelconque organisation terroriste », déclare-t-il, en soulignant que les charges ne s'appuient que sur des présomptions et sur de simples déclarations.

    Un journaliste, proche de Gülen et qui préfère ne pas dévoiler son nom, parle d'une chasse aux sorcières : « Ce qui a commencé est pire encore que le Maccarthysme. Si nous sommes une organisation terroriste, où sont nos tanks ? Où sont nos pistolets ? De quel type d’organisation terroriste s'agit-il ? Et pourtant, chaque matin, je me lève en me demandant qui sera aujourd'hui placé en détention », s’indigne-t-il.

    1 800 personnes arrêtées

    Les 66 autres accusés dans ce procès sont, pour la plupart, des policiers. Ils sont poursuivis en tant que membres d'une organisation armée et risquent des peines allant de sept à plus de 300 ans de réclusion.

    En tout, 1 800 personnes soupçonnées de faire partie du « réseau » de Fethullah Gülen ont été interpellées depuis 2014 et près de 300 d'entre elles attendent leur procès en prison.

    L'élite intellectuelle conservatrice

    Des écoles fermées, des sympathisants arrêtés, des médias proches de la confrérie qui sont menacés, c'est toute la nébuleuse qui gravite autour de l'imam Gülen qui est sous pression. Et c'est une partie non négligeable de l'élite intellectuelle et conservatrice, qui est ciblée.

    Avec le procès qui s'ouvre aujourd'hui le président Recep Tayyip Erdogan a promis d'en finir avec les « leaders de cette bande ». Fethullah Gülen encourt jusqu'à 330 années de prison. Et le gouvernement turc ne compte pas s'arrêter là, il veut aussi obtenir l'extradition de Fetullah Gülen des Etats-Unis. Jusqu'à présent, il a échoué, mais il vient de porter plainte contre lui devant la justice américaine.

    Le procès qui démarre ce mercredi sera certainement très long, l'accusation a présenté un dossier de près de 1 500 pages.

    Je crois qu'il y a eu de la part d'Erdogan la prise de conscience que cette structure était devenue beaucoup trop influente dans l'Etat et qu'elle risquait un jour ou l'autre de menacer son propre gouvernement.
    Jean Marcou Professeur à Sciences Po Grenoble 06/01/2016 - par Tudor Tepeneag Écouter

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