GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 23 Juin
Vendredi 24 Juin
Samedi 25 Juin
Dimanche 26 Juin
Aujourd'hui
Mardi 28 Juin
Mercredi 29 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Vatican: le quotidien du Saint-Siège déçu de la Une de Charlie Hebdo

    media Un homme lisant le numéro du 6 janvier 2016 de Charlie Hebdo, à une terrasse de café à Nice. REUTERS/Eric Gaillard

    Pour commémorer l'attentat contre Charlie Hebdo, survenu il y a un an, l'hebdomadaire satirique français publie en Une la caricature d'un Dieu armé surmonté de la mention : « Un an après, l'assassin court toujours. » Cette couverture a fait réagir le quotidien du Vatican qui juge ce parti-pris ridicule et malhonnête.

    Avec notre correspondant à RomeAntoine-Marie Izoard

    Un Dieu barbu au regard noir, armé d'une kalachnikov et taché de sang, c'est la Une du dernier Charlie Hebdo. Ce Dieu assassin qui a les traits du Dieu des chrétiens et d'ailleurs peu à voir avec le prophète Mahomet, n'a pas manqué de faire réagir le quotidien du Vatican qui a jugé que derrière l'étendard trompeur d'une laïcité sans compromis, l'hebdomadaire français oublie encore une fois ce que tant de dirigeants religieux de toutes appartenances ne cessent de répéter : utiliser Dieu pour justifier la haine est un véritable blasphème.

    Pour l'Osservatore Romano, il y a dans le choix de Charlie Hebdo le triste paradoxe d'un monde de plus en plus attentif au politiquement correct au point de frôler le ridicule, mais qui ne veut ni reconnaître ni respecter la foi en Dieu de tout croyant, quelle que soit sa religion.

    Le pape François, lui, ne dira rien. Mais on se souvient qu'il y a un an, interpellé sur les attentats contre Charlie Hebdo, il avait placé la liberté d'expression au même rang que la liberté religieuse. Il en avait néanmoins fixé les limites, comme l'offense et l'insulte, et mis en garde contre les réactions éventuelles : si quelqu'un dit un gros mot sur ma mère, avait alors expliqué le pape François en joignant les gestes à la parole, il doit s'attendre à recevoir un coup de poing.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.