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    Asie-Pacifique

    Rétrospective du peintre franco-chinois Zao Wou-ki

    media Zao Wou-ki : « Le Temple des Han » (2005). Huile et fusain sur toile.193,5 x 324 cm. Collection particulière. Photo Dennis Bouchard. Zao Wou-Ki / 2015, ProLitteris Zurich

    C’est l'un des maîtres de l'abstraction lyrique. Né en Chine, décédé en Suisse, en 2013, à l’âge de 93 ans, le peintre franco-chinois Zao Wou-ki est reconnu comme l’un des plus grands peintres contemporains. La Fondation suisse Gianadda à Martigny lui consacre actuellement une grande rétrospective : 80 œuvres dont une dizaine de tableaux monumentaux, des triptyques rares appartenant à des collectionneurs privés ou à de grands musées.

    Zao Wou-ki affirmait vouloir « peindre ce qui ne se voit pas ». En effet, peu à peu au fil des tableaux les motifs et les signes disparaissent dans la couleur de grandes symphonies abstraites.

    La peinture et les enfants

    « C’est une peinture qu’on peut contempler, explique Yann Hendgen, le directeur artistique de la fondation Zao Wou-ki, mais c’est une peinture qui a le grand avantage de pouvoir parler à des personnes qui n’auraient pas forcément un bagage artistique très complet. Cette peinture touche à l’œil, aux sentiments… Généralement on n’y se trompe pas, les enfants voient souvent beaucoup plus de choses que nous dans les toiles de Zao Wou-ki et connectent très rapidement avec ce que le peintre a essayé d’y mettre. »

    A la Fondation Gianadda, on voyage entre les natures mortes de jeunesse et les triptyques monumentaux de l'âge mûr qui ne portent plus de titres, mais seulement des dates. Une volonté de l'artiste afin de permettre à chacun de se projeter à sa guise dans l'univers poétique de ses toiles.

    L'influence de Cézanne, Picasso et Matisse

    Zao Wou-ki est né en Chine, à Pékin, en 1920, dans une famille lettrée. Formé à l'école des beaux-arts de Hangzhou, il fait sa première exposition en 1941, sous l'influence de Cézanne, Picasso et Matisse, des peintres européens qu'il a découverts à partir de cartes postales. A 27 ans, ses parents lui offrent un grand tour d'Europe... 

    « Il va arriver à Paris, après six semaines de bateau, raconte Daniel Marchesseau, le commissaire de l'exposition. Sa première visite va être pour le Louvre. Pendant trois ans, il n’aura de cesse de visiter tous les musées en Europe. En particulier, il va découvrir aux Pays-Bas les primitifs flamands, les peintres baroques, en Italie les peintres de la Renaissance et en Suisse Paul Klee, pour lui une œuvre tout à fait séminale. »

    Paul Klee et Pierre Soulage

    La calligraphie et la poésie de Paul Klee l'inspire. Il s'en détachera pour aller vers l'abstraction totale. Au milieu des années 1950, il découvre l'Amérique avec le peintre Pierre Soulages et affirme son style unique, une synthèse entre Chine et Occident. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin est un grand ami et admirateur du peintre et possède une de ses toiles, Le Vent pousse la mer, peinte en 2004 :

    « C’est un formidable hommage qu’on peut faire à un peintre de constater à quel point un homme de dialogue, un homme qui est à cheval entre la tradition et la modernité, à cheval entre plusieurs mondes peut nous parler avec cette force. C’est un homme qui a traversé les épreuves du siècle et qui a connu lui-même des épreuves personnelles. On voit bien qu’il a su réordonner et trouver au cœur du chaos une forme d’harmonie. »

    L'encre de Chine

    Formé dès son plus jeune âge à la calligraphie, Zao Wou-ki renoue avec la pratique de l'encre de Chine dès 1971, une sélection de ces œuvres fragiles est également à découvrir à Martigny.

    Zao Wou-ki : « Sans titre » (1983). Encre de Chine sur papier. 70,5 x 140 cm. Collection particulière. Photo Droits réservés. Zao Wou-Ki / 2015, ProLitteris Zurich

    ► Zao Wou-ki, rétrospective à la Fondation Gianadda, à Martigny, en Suisse, jusqu'au 12 juin.

     

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