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    Europe

    Ce que Clinton et Blair se disaient quand ils avaient le pouvoir

    media Le président Bill Clinton (à gauche) et le Premier ministre Tony Blair, en septembre 1998 à Belfast. AFP PHOTO Joyce NALTCHAYAN

    Au Royaume-Uni, la BBC a obtenu la transcription des conversations téléphoniques entre l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et l’ex-président américain Bill Clinton entre 1997 et 2000, rendues publiques par la bibliothèque présidentielle de Bill Clinton. Ces documents révèlent que les deux hommes étaient proches. De quoi parlaient-ils ?

    De notre correspondante à Londres,

    Tony Blair et Bill Clinton s’entendaient très bien, et parlaient de tout, des sujets les plus sérieux comme des plus légers. Ces 500 pages de documents (disponibles ici en pdf)  révèlent une admiration et un respect mutuels. Quand le chef du Labour est élu triomphalement en mai 1997, Bill Clinton a déjà entamé son deuxième et dernier mandat.

    Le président américain félicite alors le jeune Premier ministre pour sa « remarquable victoire ». Ce à quoi Tony Blair répond : « C’est vous qui avez tracé la voie », une allusion à la fameuse « troisième voie » de centre-gauche poursuivie par le président américain et qui l’avait mené aux victoires démocrates de 1992 et 1996.

    Quelques mois plus tard, fin août 1997, la princesse Diana meurt dans l'accident de sa voiture à Paris, et les deux leaders évoquent longuement le drame au téléphone. Tous les deux sont visiblement attristés et s’inquiètent de l’avenir de ses deux petits garçons, les princes William et Harry.

    Tony Blair rappelle surtout la grande affection du peuple britannique pour la princesse qui, selon lui, posait problème à la famille royale. Mais il avoue : « Elle me manquera, c’est comme si une étoile venait de s’éteindre. »

    « Ça pourrait devenir un véritable cauchemar pour toi »

    Les deux hommes évoquent donc toutes sortes de sujets, dans un contexte international tendu. A l’époque, Tony Blair et Bill Clinton échangent leurs points de vue sur des dossiers très épineux, comme la guerre au Kosovo, le conflit israélo-palestinien, les inspections d’armes des Nations unies en Irak, et bien sûr l’Irlande du Nord, qui les accapare beaucoup.

    Après la signature de l’accord du Vendredi saint en 1998, les deux leaders se félicitent l’un l’autre de cette avancée historique. Mais ils reconnaissent aussi leurs frustrations : « Il faut être à la fois négociateur, thérapeute et leader », remarque Tony Blair, à quoi Bill Clinton répond : « Un jour, on devrait écrire un livre ensemble là-dessus, sur notre rôle de psy ! »

    Avec le recul, certaines de leurs réflexions résonnent étrangement aujourd’hui. Par exemple quand Bill Clinton estime que le nouveau Premier ministre russe Vladimir Poutine a un « potentiel énorme ». « Je crois que nous pouvons faire du très bon travail avec lui », dit-il.

    Prémonitoire, cet avertissement lancé par le président américain à propos de la menace de l’Irak et de Saddam Hussein ? « Ça n’arrivera pas forcément durant mon mandat mais ça te tombera dessus, et ça pourrait devenir un véritable cauchemar pour toi », dit Bill Clinton à Tony Blair concernant ce sujet.

    « Après janvier, je suis disponible pour faire du babysitting »
     
    On le voit les deux hommes se parlent à cœur ouvert et on sent une réelle complicité entre eux. MM. Blair et Clinton n’hésitent pas à se confier ; après l'arrivée au pouvoir en France du socialiste Lionel Jospin, Tony Blair s'inquiète des « eaux agitées de l'Union monétaire européenne avec la victoire de Jospin ».

    « Mais cela pourrait t'offrir un peu plus d'espace », tente de rassurer Bill Clinton qui, tout en se plaignant de l’anti-américanisme viscéral de la France, avoue qu’il aime beaucoup Lionel Jospin. « J’ai toujours tellement admiré ce type », lâche-t-il.

    Leur complicité est aussi évidente quand, en 2000, Tony Blair attend la naissance de son quatrième enfant. Bill Clinton, qui va bientôt quitter la Maison Blanche, l’appelle en lui disant : « Salut papa ! » et lui propose ses services : « Tu sais, après janvier, je suis disponible pour faire du babysitting ! »

    Un peu plus tard, Bill Clinton va même jusqu’à envisager en plaisantant d’entamer une nouvelle carrière en Grande-Bretagne. Et Tony Blair lui suggère alors de devenir député en Ecosse, où il pourra jouer au golf tant qu’il le voudra.

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