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    Europe

    Agressions à Cologne: manifestation anti-réfugiés à Leipzig

    media Des milliers de manifestants ont défilé à Leipzig le 11 janvier 2016 à l'appel de Legida, la branche anti-islam de Pegida dans cette ville de l'est de l'Allemagne. REUTERS/Fabrizio Bensch

    Des milliers de personnes, répondant à l'appel du mouvement islamophobe Legida, se sont rassemblées ce lundi 11 janvier au soir à Leipzig, en ex-Allemagne de l'est, pour protester contre l'arrivée massive des réfugiés. Cette manifestation intervient alors que la population est scandalisée par les violences attribuées à des migrants à Cologne (ouest) au Nouvel An.

    Avec AFP

    Sous une pluie battante, manifestants et contre-manifestants étaient tenus à distance par un important dispositif policier et des canons à eau dans le centre-ville, rapporte un journaliste de l'Agence France-Presse (AFP). Sur des pancartes, les opposants à la politique d'ouverture à l'égard des réfugiés menée jusqu'ici par la chancelière Angela Merkel donnaient libre court à leur colère xénophobe : « Islam = terreur », pouvait-on y lire, ou « Les réfugiés ne sont pas les bienvenus » avec, en ombre chinoise, trois hommes armés de couteaux poursuivant une femme.

    Ils faisaient référence à la vague d'agressions commises à des centaines de kilomètres de là, à Cologne, le soir du 31 décembre, imputées à des migrants, notamment arabes. Ces violences ont touché des femmes, pour beaucoup agressées sexuellement par des jeunes hommes ivres, ce qui a scandalisé l'Allemagne.

    La manifestation a eu lieu dans le calme, mais dans un quartier fief de la mouvance anarchiste et contestataire de gauche, la police a indiqué sur Twitter avoir dispersé environ 250 personnes de la mouvance d'extrême droite. Celles-ci avaient allumé des engins pyrotechniques et lancé des pierres dans des vitrines, selon l'agence DPA.
    Les manifestants de Leipzig répondaient à l'appel de Legida, déclinaison locale du mouvement islamophobe Pegida qui, depuis plus d'un an, défile tous les lundis soirs à Dresde, à une centaine de kilomètres plus à l'est.

    « Il n'y a pas d'alternative au départ de Merkel », a lancé Tatjana Festerling, une des leaders de Pegida, avant que la foule entonne longuement « Merkel doit partir ! Merkel doit partir ! ». Évoquant les violences de Cologne, elle les a qualifiées de « jihad du sexe contre les femmes », d'« attentats terroristes contre des femmes allemandes, des femmes blondes et les blanches », attribuant les agressions notamment à des « terroristes arabes du sexe ».

    → Lire aussi : L'Allemagne assez riche pour gérer l'accueil de réfugiés sur son sol

    Dans la foule, Lukas Richter, 44 ans, originaire de Leipzig, a enjoint le gouvernement « à fermer les frontières » et à « renvoyer tous les migrants illégaux », ajoutant : « Merkel agit à l'encontre de la Loi fondamentale, évidemment qu'elle doit partir ». Les événements de Cologne montrent selon lui « la violence des étrangers en Allemagne qui existe depuis des années. Elle a toujours été cachée par les médias avant », a-t-il dit à l'AFP.

    Pegida est resté jusqu'ici un mouvement essentiellement local, qui n'a pas réussi à vraiment percer en dehors de la Saxe, l'Etat régional dont Dresde est la capitale. A Leipzig, ville de gauche avec une forte population estudiantine, le mouvement est resté jusqu'ici très marginal.

    L'an dernier, l'Allemagne, un des seuls pays européens à ne pas se barricader face à l'afflux de réfugiés, a ouvert ses portes à quelque 1,1 million de demandeurs d'asile, un record historique. Plus de 400 000 d'entre eux sont des Syriens fuyant la guerre qui ravage leur pays, et arrivent à l'issue d'une longue et périlleuse odyssée.

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