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    Europe

    La Grèce accepte la participation du FMI au troisième plan d'aide

    media Alexis Tsipras a accepté, en juillet 2015, un troisième plan d'aide internationale d'un montant de 86 milliards d'euros, et s'est engagé en contrepartie à lancer de nombreuses et douloureuses réformes économiques et sociales. REUTERS/Francois Lenoir/Files

    Après des semaines d’incertitude, Athènes a finalement « accepté » la participation du FMI au troisième plan d'aide à la Grèce. Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, l’a annoncé jeudi 14 janvier, avant une réunion des 19 ministres des finances de la zone euro à Bruxelles. La Grèce renonce ainsi à tenir tête plus longtemps aux adeptes de la rigueur, dont l'Allemagne est la chef de file. Le FMI assure, de son côté, ne pas avoir pris sa décision.

    Il y a un an, la composante de la Troïka la plus vilipendée par l'opinion et la classe politique grecque était le Fonds monétaire international. Et, il y a quelques semaines encore, le Premier ministre Alexis Tsipras estimait publiquement que son pays pouvait se redresser sans faire appel au FMI.

    L’institution internationale s'est toujours montrée inflexible sur la nécessité des réformes en Grèce. Par conséquent, pour les tenants de la rigueur de l'Europe du Nord, l'Allemagne en tête, mais aussi les Pays-Bas et la Finlande, sa participation au programme d'aide à la Grèce est un gage de leur mise en œuvre.

    Le FMI pose ses conditions

    Mais le Fonds lui-même n'a toujours pas indiqué s'il s'engageait dans ce troisième plan d'aide. Le FMI pose ses conditions : il reviendra si les budgets annuels grecs restent dans l'épure jusqu'en 2020, si la réforme des retraites est lancée et si le paquet de réformes tous-azimuts adoptées est effectivement mis en œuvre.

    Sous la pression, Athènes a donc finalement décidé d’accepter la participation du FMI dans le processus de sauvetage. Désormais, la priorité d’Alexis Tsipras est de négocier un allègement et un rééchelonnement de la dette publique cumulée.

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